Malgré un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, le marché des fusions-acquisitions en Égypte continue de faire preuve de résilience. C’est le constat du dernier rapport de la plateforme d’analyse Ansarada, qui souligne un maintien de la confiance des investisseurs et une dynamique portée par des stratégies de long terme, malgré un ralentissement global du volume des transactions.
Le marché des fusions-acquisitions au Moyen-Orient a enregistré 196 transactions au premier trimestre 2026, pour une valeur totale de 23,3 milliards de dollars, selon le dernier rapport publié par Ansarada.
Un chiffre en baisse par rapport à la même période en 2025, où 207 opérations avaient été conclues pour une valeur de 31,3 milliards de dollars. Malgré ce recul, la région conserve une activité soutenue, portée par des investissements structurants et des stratégies souveraines de long terme.
L’Égypte, un marché petit mais résilient
En Égypte, le trimestre a été marqué par 8 opérations seulement, pour une valeur totale de 22 millions de dollars, contre 11 transactions un an plus tôt.
Si les volumes restent modestes, Ansarada souligne une résilience du marché égyptien, soutenue par la maturité de certains secteurs et par les efforts du pays pour attirer les investissements étrangers à travers des réformes économiques et des incitations fiscales.
Une confiance des investisseurs malgré l’incertitude
Pour Justin Smith, directeur général d’Ansarada, les tensions géopolitiques influencent davantage le calendrier des opérations que leur réalisation effective.
« Le conflit peut certes modifier le calendrier des opérations, mais il ne freine en rien l’appétit de la région pour les fusions-acquisitions », explique-t-il, estimant que l’Égypte reste une plateforme stratégique pour les transactions régionales et internationales.
Il ajoute que les liquidités disponibles restent importantes, avec des investisseurs prêts à se positionner dès que les conditions sont réunies.
Une région portée par des stratégies de transformation
Au-delà de l’Égypte, le Moyen-Orient continue de soutenir son marché M&A grâce à des politiques structurelles de transformation économique.
Les flux d’investissements sont notamment alimentés par :
• des stratégies souveraines de diversification économique ;
• des programmes nationaux de modernisation ;
• des investissements massifs dans les infrastructures.
Cette dynamique permet de maintenir un socle de confiance, malgré les tensions régionales persistantes.
La technologie, moteur dominant des transactions
Le rapport met en lumière la montée en puissance du secteur technologique, qui s’impose comme le plus actif en volume avec 68 transactions représentant 7,3 milliards de dollars.
Les investissements se concentrent sur :
• l’intelligence artificielle ;
• la fintech ;
• les technologies d’entreprise.
Les infrastructures dominent en valeur
Si la tech domine en volume, le secteur des transports arrive en tête en valeur, avec 8,2 milliards de dollars répartis sur seulement neuf transactions.
Les autres secteurs clés du trimestre sont :
• Énergie et ressources naturelles : 2,2 milliards de dollars (18 transactions) ;
• Santé : 1,9 milliard de dollars (19 transactions) ;
• Industrie : 1,6 milliard de dollars (23 transactions).
Ces performances traduisent la priorité donnée aux projets structurants et aux capacités productives nationales.
L’incertitude accélère la transformation numérique des deals
Dans un environnement instable, les investisseurs se tournent de plus en plus vers des outils technologiques pour sécuriser leurs opérations.
Pour Justin Smith, la pression sur la certitude d’exécution rend indispensable l’accès à des données en temps réel sur les risques et la conformité.
Les plateformes de data rooms virtuelles comme Ansarada deviennent ainsi centrales dans le processus de transaction, en facilitant la transparence, la collaboration et la gestion des risques tout au long des opérations.
Fondée sur une base de plus de 60 000 transactions dans 170 pays, Ansarada s’est imposée comme une plateforme SaaS spécialisée dans la gestion des opérations stratégiques complexes.
Au-delà de la simple data room, la solution accompagne désormais l’ensemble du cycle des fusions-acquisitions : préparation, diligence, exécution et conformité réglementaire, avec un objectif clair — accélérer les transactions tout en réduisant les risques.





Égypte
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