L’Etat gabonais a bouclé avec succès son emprunt obligataire par appel public à l’épargne en mobilisant 173,5 milliards FCFA, soit 307,1 millions de dollars sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Selon le communiqué publié mardi 2 juin par Emrald Securities Services (ESS) Bourse, arrangeur principal et chef de file principal de l’opération, « cette opération d’un montant initial de 85 milliards FCFA s’est soldée par un montant total collecté de 173, 524 milliards FCFA, ce qui représente un taux de réalisation de 204,15 % ». Cela traduit une confiance des investisseurs régionaux dans la signature du Trésor gabonais.
L’emprunt était structuré en deux tranches afin de répondre à différents profils d’investisseurs. La première, d’une maturité de 3 ans, offre un taux d’intérêt net de 6 %, tandis que la seconde, remboursable sur 4 ans, propose un rendement net de 6,5 %. Les revenus générés par ces obligations bénéficient d’une exonération d’impôts et de taxes au Gabon, un avantage qui a contribué à renforcer l’attractivité de l’opération.
La stratégie d’endettement pour l’année 2026 se caractérise par un recours significatif à l’emprunt en vue de poursuivre les divers chantiers en cours initiés par le gouvernement. Bien que devant faire face à un service de la dette important, Libreville entend recourir à un niveau d’emprunt porteur d’une croissance profitable au plus grand nombre. Pour éviter l’effet d’éviction sur le marché domestique, le gouvernement gabonais a opté pour l’émission d’un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le marché financier sous-régional.
Cet appel public à l’épargne s’inscrit dans la continuité de la stratégie d’endettement public 2026-2028 est en phase avec les dispositions de la Loi de finances qui, dans le cadre de la gestion active de la dette, autorise le gouvernement à lancer toutes opérations permettant de rendre liquides les moratoires et autres passifs inscrits dans l’encours de dettes intérieures. Ainsi, le produit de l’émission obligataire (173,5 milliards FCFA sera dédié au financement des projets structurants, essentiellement les infrastructures et la mise à niveau urbaine. Ainsi, il est prévu la réalisation de 1.960 kilomètres de routes, l’aménagement du Boulevard de la Transition, ainsi que le renforcement des capacités de production et de distribution d’eau potable et d’électricité, particulièrement dans le Grand Libreville. Des projets sont également prévus dans les secteurs de l’éducation et de la santé, avec la construction de salles de classe et de pôles médicaux spécialisés.





Gabon


![Tribune | Après la tempête : le Golfe entre rivalités et réconciliations, quels chemins vers une paix durable ? [Par Pr. El Hassane Hzaine]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/MO-450x271.jpg)


