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C’est une petite révolution dans le landerneau financier burkinabè. Sous l’impulsion du gouvernement, les participations publiques, autrefois dispersées, convergent désormais vers une entité unique : Yennenga Holding Burkina Faso (YH-BF). Le ministre de l’Économie et de Finances, Dr. Aboubakar Nacanabo a indiqué que cette structure va permettre de mieux gérer les ressources publiques détenues par les banques et servir à financer des projets structurants de l’État. D’un capital de 10 milliards FCFA, porté à 51% par l’État et 49% par les démembrements, l’objectif, explique le ministre Nacanabo, c’est d’avoir une gestion stratégique de ces entités de sorte que les actions, qui peuvent être mutualisées, puissent être prises en compte.

Le Conseil des ministres a franchi un pas décisif ce jeudi 12 février 2026. Sous l’impulsion du ministère de l’Économie et des Finances, un nouveau décret encadre désormais la construction des sièges sociaux des grandes entreprises. Entre exigences de hauteur, efficacité énergétique et incitations fiscales, le gouvernement entend transformer le visage urbain du pays tout en ancrant durablement les capitaux majeurs dans le sol national.

Le Burkina Faso ne se contente plus de gérer l’urgence, il planifie sa renaissance. Réuni en Conseil des ministres, le jeudi 29 janvier, le gouvernement a acté la naissance du Plan RELANCE. Avec une enveloppe globale vertigineuse de 36 000 milliards de FCFA, ce nouveau cadre stratégique qui s’étale sur la période 2026-2030, remplace les anciens modèles pour tracer une voie singulière vers la croissance et la souveraineté.

C’est un chiffre qui donne le tournis et qui marque une rupture historique. En adoptant le Plan RELANCE, son nouveau référentiel national de développement, le gouvernement burkinabè injecte 36 000 milliards de FCFA, environ 55 milliards d’euros, dans la machine étatique. Entre ambition souverainiste et reconstruction d’un pays en pleine mutation, Ouagadougou vient de lancer son «Plan Marshall» pour transformer durablement le pays des Hommes intègres.

Le Burkina Faso s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système fiscal. À partir de janvier 2026, le pays prévoit de déployer une facture électronique certifiée, destinée à encadrer et à tracer les transactions commerciales. L’annonce a été faite le 31 décembre 2025 par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son discours à la nation.

Annoncée par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son discours à la nation du 31 décembre 2025, la facture électronique certifiée doit entrer en vigueur dès janvier 2026 au Burkina Faso. Ce nouvel outil de pilotage fiscal ambitionne de renforcer les recettes publiques, de réduire la fraude et de limiter la corruption, tout en accélérant la modernisation et la formalisation de l’économie.

Moustapha Kadi Oumani : C’est une excellente question, car elle touche à un sujet d’actualité brûlante. Il faut rappeler que le premier collège des chefs d’État de la Confédération AES s’est tenu à Niamey le 6 juillet 2024. Le deuxième sommet, organisé à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, avait pour objectif principal d’évaluer les avancées réalisées, mais aussi d’examiner les défis sécuritaires, diplomatiques, économiques, sociaux et culturels auxquels font face les trois États membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Au lendemain du deuxième sommet des chefs d’État de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), tenu à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, AFRIMAG reçoit Moustapha Kadi Oumani, ancien Directeur de Cabinet du Médiateur de la République du Niger et promoteur du Festival de la Concorde et de la Cohésion Sociale (FECCOS).  Initiateur de la valorisation du Sharo, rite ancestral des éleveurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre, il nous livre une lecture approfondie des enjeux sécuritaires, politiques et socioculturels du Sahel, analyse les relations tendues entre l’AES et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et appelle à une sécurité collective fondée sur la souveraineté, la solidarité et le dialogue. Entretien. 

Avec l’inauguration officielle de la Banque confédérale d’investissement et de développement, le Mali, le Niger et le Burkina Faso se dotent d’un nouvel outil financier stratégique. Dotée de 500 milliards FCFA, la BCID-AES ambitionne de soutenir les projets structurants et d’ancrer une nouvelle dynamique de développement et de souveraineté économique au sein de l’espace sahélien.