L’économie kényane devrait croître de 4,3 % cette année et de 4,4 % en 2027, selon les prévisions publiées jeudi 9 juillet par la Banque mondiale. La guerre au Moyen-Orient pourrait coûter 0,6 point de croissance au Kenya.
Les projections du ministère des Finances tablent toujours sur une croissance de 5 % cette année et de 5,2 % en 2027.
« A court terme, la hausse des prix mondiaux de l’énergie et l’incertitude accrue devraient faire augmenter les coûts de production, affaiblir la croissance des investissements privés et peser sur le pouvoir d’achat des ménages en raison de la hausse des prix des matières premières et de la modération des flux de transferts de fonds », indique la Banque mondiale.
Ceci étant, l’économie kényane devrait faire preuve de résilience face aux facteurs géopolitiques grâce aux bonnes récoltes agricoles, l’assouplissement de la politique monétaire, la stabilité de la monnaie ainsi que la reprise du crédit bancaire au secteur privé. La première économie de l’Afrique de l’Est est dans un cycle de croissance régulière d’environ 5 % par an.
Selon la Banque mondiale, la hausse des prix du carburant et d’autres biens dépendants du carburant due à la guerre contre l’Iran, pourrait entraîner une augmentation du taux de pauvreté de 2 à 4,5 points de pourcentage, soit 1 à 2,4 millions de Kenyans supplémentaires qui pourraient passer sous le seuil statistique de pauvreté de 3 dollars par personne et par jour.
L’institution de Bretton-Woods redoute par ailleurs les risques liés au climat et l’incertitude politique adossé au cycle électoral : « L’approche des élections pourrait retarder les décisions d’investissement privé, accroître l’incertitude politique et ralentir la mise en œuvre des réformes structurelles ». Parallèlement, les pressions budgétaires préélectorales pourraient affaiblir la discipline budgétaire et retarder les efforts de consolidation prévus, tandis que l’exacerbation des tensions politiques pourrait nuire à la confiance des entreprises et des consommateurs.





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