Le gouvernement burkinabè vient de procéder à un allègement du calendrier des jours fériés avec l’objectif de réaliser des économies budgétaires. Les députés de l’Assemblée législative de transition (Parlement) ont adopté vendredi 9 janvier la nouvelle législation réorganisant les jours fériés. Ainsi, le nombre de jours chômés et payés passe de 15 à 11, un élagage qui pourrait générer des économies estimées à 16,88 milliards FCFA (30 millions de dollars) par an, selon le gouvernement.
Dans un contexte marqué par des contraintes sur les finances publiques, les autorités espèrent dégager quelques marges budgétaires tout en assurant l’efficacité des services publics et de l’administration.
Les économies espérées par Ouagadougou résultent essentiellement de la baisse du coût salarial indirect et de l’augmentation du temps de travail effectif des fonctionnaires et des agents des entités parapubliques. Autre changement introduit dans la loi, la suppression de la disposition qui rendait automatiquement chômé et payé le lendemain d’une fête légale tombant un dimanche. Cette mesure, considérée comme coûteuse et peu compatible avec les impératifs de productivité, contribue également à la rationalisation recherchée par le gouvernement. Le nouveau calendrier des jours chômés et payés est le suivant : le 1er janvier, le 8 mars (Journée internationale des droits de la femme), le 1er mai (fête du Travail), le 15 mai (Journée des coutumes et traditions), le 15 août (Assomption), le 11 décembre (Fête nationale) et le 25 décembre (Noël).
A cela s’ajoutent, les principales fêtes religieuses mobiles, en l’occurrence l’Ascension, le Maouloud, le Ramadan et la Tabaski (l’Aïd El Kébir au Maroc).
La réforme introduit par ailleurs une distinction précise entre jours chômés et payés et journées de «commémoration» et de «recueillement.» Cette deuxième catégorie n’entraînera plus d’interruption du travail. Relèvent désormais de cette catégorie quelques dates emblématiques de l’histoire du pays des « Hommes Intègres », notamment le 3 janvier (Soulèvement Populaire), le 4 août (Avènement de la Révolution sous Sankara), le 5 août (Proclamation de l’Indépendance), le 15 octobre (Journée «Thomas Sankara»), le 31 octobre (Journée des Martyrs), ainsi que le 1er novembre, qui cumule la « Journée de l’Armée » et la Toussaint.
Pour le gouvernement, ce reclassement vise à préserver la mémoire nationale sans alourdir le coût économique lié aux arrêts de travail. Au-delà de l’impact budgétaire immédiat, le gouvernement présente cette réforme comme «une démarche plus large d’affirmation de la souveraineté nationale et de modernisation de l’action publique.». L’intégration de la journée des coutumes et traditions, célébrée le 15 mai, parmi les jours chômés et payés répond, selon les autorités, à «la volonté de réaffirmer la laïcité de l’Etat et la reconnaissance des valeurs endogènes.»





Burkina Faso
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