Le Conseil des ministres a franchi un pas décisif ce jeudi 12 février 2026. Sous l’impulsion du ministère de l’Économie et des Finances, un nouveau décret encadre désormais la construction des sièges sociaux des grandes entreprises. Entre exigences de hauteur, efficacité énergétique et incitations fiscales, le gouvernement entend transformer le visage urbain du pays tout en ancrant durablement les capitaux majeurs dans le sol national
C’est une petite révolution dans le paysage des affaires au Burkina Faso. Désormais, toute entreprise affichant un chiffre d’affaires moyen d’au moins 5 milliards FCFA sur les trois dernières années a l’obligation de construire son siège sur le territoire national. Pour le Dr. Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances, l’objectif est clair : mettre fin à la précarité immobilière de certaines institutions majeures et doter les villes burkinabè d’infrastructures à la hauteur de leur dynamisme économique.
Quatre catégories, quatre ambitions architecturales
Le décret ne se contente pas d’imposer une brique ; il définit des standards rigoureux basés sur la puissance financière des opérateurs. Le luxe et la modernité ne sont plus des options pour les leaders du marché.
- – Catégorie A (CA ≥ 100 milliards FCFA, soit environ 152,70 millions d’euros) : ces mastodontes devront ériger des édifices d’au moins R+7, équipés de parkings souterrains et en surface, tout en respectant des normes strictes d’efficacité énergétique.
- – Catégorie B (CA entre 50 et 100 milliards FCFA) : un minimum de R+5 est requis, avec double système de stationnement (souterrain et surface).
- – Catégorie C (CA entre 10 et 50 milliards FCFA) : le standard est fixé à R+4 avec parking en surface.
- – Catégorie D (CA < 10 milliards FCFA) : les entreprises de cette tranche devront atteindre au moins le niveau R+3.
- Un calendrier serré et des mesures d’accompagnement
L’État ne laisse pas les entreprises sans boussole. Pour faciliter cette transition vers le haut standing, plusieurs mesures de soutien ont été annoncées. Les sociétés concernées pourront acquérir des parcelles auprès de la société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) et bénéficieront d’exonérations fiscales sur les matériaux de construction.
Le compte à rebours est cependant lancé : les opérateurs disposent de 6 mois pour soumettre leurs dossiers à une commission interministérielle dédiée. Une fois le feu vert obtenu, ils auront un délai de 36 mois pour achever les travaux. Cette mesure, qui mêle fermeté et incitation, promet de transformer les centres urbains en véritables hubs modernes, reflétant la solidité de l’économie burkinabè.





Burkina Faso


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