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Dans un communiqué, le département du Trésor américain (ndlr : l’équivalent du ministère des Finances) indique que « le M23 et sa branche politico-militaire, l'Alliance du fleuve Congo (AFC), avaient attisé un conflit violent dans l'Est de la RDC, entraînant la mort de milliers de civils et une crise de déplacement massif de populations.»

Le Département d’Etat a annoncé jeudi 30 avril que Washington a décidé de sanctionner l'ex-président Joseph Kabila, «pour son soutien au mouvement de rébellion du M23 soutenu par le Rwanda, et pour avoir alimenté l'instabilité politique dans les provinces du Grand-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans un communiqué du ministère congolais de la Justice, l’ex-chef de l’Etat est accusé de participer directement à l’agression menée contre la RDC par les rebelles de l’Alliance du fleuve Congo (AFC)/M23, soutenus par le Rwanda. Cette décision intervient alors que plusieurs médias ont rapporté l’arrivée de Joseph Kabila à Goma en provenance du Rwanda, information confirmée par le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo et certains proches de Kabila sous couvert d’anonymat. Le ministre de l’Intérieur de la RDC parle d’un «choix délibéré de rentrer au pays par la ville de Goma sous contrôle de l’ennemi qui assure curieusement sa sécurité.»

Après quarante-huit heures de stupéfaction à Kinshasa, suite à la visite de l’ex-président Joseph Kabila à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu occupée par le mouvement du M23 et ses alliés rwandais, Kinshasa a sorti la grosse artillerie : en plus de poursuites judiciaires pour «haute trahison», le gouvernement a suspendu les activités de son parti politique (PPRD) et requis la saisie de ses biens meubles et immeubles. Cependant, la traque de ces biens s’annonce d’ores et déjà complexe tant Joseph Kabila et son entourage, recourent massivement à des montages-écrans pour dissimuler leur fortune