Tous les articles qui parlent de Ousmane Sonko - Page 5

Standard & Poor’s justifie sa décision par la détérioration de la situation budgétaire du Sénégal en face de la montée des besoins de financement. Les perspectives négatives reflètent l’évaluation des analystes de l’agence de notation selon laquelle les indicateurs révisés de la dette publique, associés à des besoins de financement bien plus élevés en 2025 par rapport aux prévisions initiales et aux échéances du service de la dette pour 2026, accroissant la pression financière sur le Trésor.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a rétrogradé lundi 14 juillet, la note souveraine en devises et en monnaie locale du Sénégal de «B» à «B-.» Dans la grille de l'agence, cela signifie une « faible capacité de l’emprunteur à faire face à ses obligations.» Ce déclassement est assorti de perspectives négatives, ce qui fait planer le spectre d’une nouvelle dégradation si la situation budgétaire du pays ne s’améliore pas dans les prochains six mois

Daimler Truck, l’un des leaders mondiaux de la construction de véhicules industriels, a signé une lettre d’intention avec le gouvernement du Sénégal et l’entreprise Global Truck Systems (GTS) pour l’implantation d’une usine d’assemblage de camions dans le pays. Ce partenariat public-privé stratégique verra le jour sous la forme d’une coentreprise entre l’État sénégalais et GTS, en vue de lancer les opérations de production dès 2026.

Le constructeur allemand Daimler Truck s’associe au gouvernement sénégalais et à l’entreprise locale GTS pour implanter une usine d’assemblage de camions Mercedes-Benz. Ce projet industriel stratégique, prévu pour 2026, marque une nouvelle étape dans la coopération germano-sénégalaise et vise à stimuler l’emploi, le transfert de technologie et le développement économique en Afrique de l’Ouest.

En visite de travail du 13 au 15 juin derniers à Dakar, le Premier ministre congolais a abordé la question avec son homologue Ousmane Sonko. Anatole Collinet Makoso a reconnu que le «travail pédagogique préalable à la mise en œuvre du contrat n'a pas été assez efficace.» En termes moins diplomatiques, cela veut dire que l’opérateur sénégalais n’avait peut-être pas les épaules, ni les capacités nécessaires pour ce contrat de concession. En plus, la Senelec s’était fâchée avec les syndicats sans compter les inquiétudes de la population qui n’a pas perçu de changement radical par rapport à la situation d’avant l’arrivée de l’énergéticien sénégalais. Pour ne pas froisser ses hôtes, le Premier ministre congolais a précisé que «la suspension du contrat de la Senelec était temporaire, le temps de mettre au point les 48 mesures préalables contenues dans l'accord.»

La visite de travail du Premier ministre du Congo-Brazzaville, Anatole Collinet Makoso, la semaine dernière à Dakar, a permis d’en apprendre un peu plus sur les raisons qui ont conduit à la suspension du contrat de fournitures d'électricité au Congo par la Société d'électricité du Sénégal (Senelec) dont c’était la première expérience à l’international

L’annonce de l’insincérité des comptes publics a été un choc pour l'arrangement en cours avec le FMI, car elle modifie le chemin fiscal convenu, relèvent les analystes d’Allianz Trade. Selon de nouvelles estimations, le déficit budgétaire s'élevait à 11 % du PIB en 2024, au lieu des 5,5 % affichés. Résultat, une renégociation avec le FMI est en cours. Le nouveau ministre des Finances a assuré aux créanciers internationaux que le nouveau gouvernement travaillera à ramener le déficit budgétaire à 3 % d'ici 2027.

Dakar n’en a pas fini de payer les conséquences du tripatouillage des comptes de l’Etat sous l’ancien régime. Dans une note du 28 mars dernier, l’assureur-crédit Allianz Trade a dégradé la note risque pays du Sénégal, passée de C2 à C3 du fait d’une aggravation de 25 % du ratio dette/PIB, conséquence d’une dette non déclarée entre 2019 et 2024, justifie le premier groupe européen d’assurance-crédit

Des analystes interrogés par Reuters ont indiqué qu'il était inhabituel que des prêts à si court terme soient proposés à des taux aussi bas. Selon eux, «cela reflète des inquiétudes quant à la capacité du Sénégal à rembourser à court terme ses emprunts, même ceux de faible envergure.» Le Sénégal est confronté à une crise de la dette après la découverte de plus de 11 milliards de dollars de dettes «non déclarées» sous Macky Sall, ce qui porte le ratio dette/PIB à plus de 119 % et pousser le Fonds monétaire international (FMI) à suspendre le programme de prêts de 1,8 milliard de dollars.

Sans surprise, l’agence de notation financière S&P Global Ratings, connue sous son nom historique Standard & Poor’s, a abaissé le week-end dernier de B+ à B, la note souveraine à long terme en devises étrangères et en monnaie locale du Sénégal, avec perspectives stables. Ce déclassement qui va renchérir le coût de refinancement du Trésor et des entreprises publiques, intervient après celui de l’agence Moody’s