Les cours du pétrole brut ont repris leur ascension,vendredi 14 janvier, après avoir légèrement reculé lors des échanges précédents. Cette hausse intervient après l’annonce de grandes puissances de recourir à leurs réserves stratégiques de brut.
Les contrats à terme de référence sur le brut Brent, pour une livraison en mars, ont augmenté de 0,92 %, soit 78 cents, à 85,25 dollars le baril.
Les contrats à terme sur le brut US West Texas Intermediate (WTI) ont augmenté de 0,66 %, soit 54 cents, à 82,66 dollars le baril.
Les deux bruts de référence s’apprêtent à réaliser un gain hebdomadaire record de plus de 5 %, dans une quatrième hausse hebdomadaire consécutive.
Les deux bruts ont clôturé les échanges, dans la journée du jeudi, avec une baisse d’environ 0,3 %, à la suite des déclarations du département américain de l’Énergie qui a annoncé la vente de 18 millions de barils puisés cette semaine des réserves stratégiques.
La presse a déclaré, dans la journée du vendredi, que la Chine avait acquiescé à une demande américaine pour de recourir à une plus large utilisation des réserves stratégiques de brut.
Or, les marchés ont ignoré la décision américaine, avec la persistance des craintes quant à une pénurie des approvisionnements, en raison des troubles au Kazakhstan et de l’incertitude politique en Libye.
La production moyenne combinée des deux pays (Kazakhstan et Libye) est de plus de 3 millions de barils par jour, ce qui représente 3 % des approvisionnements mondiaux.
Les inquiétudes concernant les approvisionnements ont été renforcées par l’adhésion inébranlable de l’alliance OPEP + à sa politique de réduction de la production pétrolière, malgré les demandes réitérées des grands pays consommateurs, avec à leur tête les États-Unis, pour que l’alliance injecte plus de brut sur les marchés, afin de freiner la flambée des prix des carburants.
Malgré l’adoption par l’OPEP+ d’une augmentation progressive de la production de 400.000 barils par jour, chaque mois, et ce depuis d’août dernier, l’augmentation de la production pétrolière au mois de décembre n’a été que de 70 000 barils par jour.











