Le Président rwandais Paul Kagame et son homologue congolais Félix Tshisekedi pourraient se rencontrer dans les prochains jours, suite à une médiation angolaise, pour une désescalade dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où des rebelles soutenus par le Rwanda contrôlent plusieurs localités de la province du Nord-Kivu
À l’issue d’un tête-à-tête, lundi entre le Président angolais et médiateur de la crise congolaise Joao Lourenço et le président rwandais, à Luanda (Angola), «il a été convenu que le Président Kagame accepterait de rencontrer le Président Tshisekedi à une date qui sera donnée par le médiateur», a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères angolais, Tete Antonio.
La présidence rwandaise s’est limitée à préciser sur son compte X que les chefs d’Etat « se sont mis d’accord sur les mesures-clés à prendre pour s’attaquer aux causes profondes du conflit.»
La dernière rencontre entre Tshisekedi et Kagame autour du Président Lourenço remonte au 16 février dernier à Addis-Abeba, en marge d’un sommet de l’Union africaine (UA).
Entretien téléphonique entre Félix Tshisekedi et son homologue mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, Président en exercice de l’UA
Lundi, pendant que le médiateur recevait Kagame à Luanda, le Président congolais Félix Tshisekedi s’entretenait au téléphone avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, Président en exercice de l’UA.
Les deux personnalités ont évoqué la résolution de la crise dans l’est de la RDC, d’après un compte-rendu de la présidence congolaise.
Bien avant de rencontrer Kagame, le médiateur angolais avait déjà reçu à Luanda le président Félix Tshisekedi, le 27 février.
Ce dernier avait donné son «accord de principe» pour rencontrer le Président du Rwanda, Paul Kagame.
La partie congolaise n’a eu de cesse d’exiger le retrait des rebelles du M23 (mouvement du 23 Mars) de toutes les zones occupées depuis plus d’un an dans les territoires de Masisi, Nyiragongo et Rutshuru.
Le M23 exige de son côté un dialogue «direct» avec Kinshasa qu’il accuse de n’avoir pas respecté les accords de paix conclus en 2013 après la mise en déroute des rebelles par l’armée congolaise appuyée par les Casques bleus.

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