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«Restore Africa Soils» : Le Burkina à l’honneur

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Après le Togo, c’était au tour du Burkina Faso d’être l’hôte principal de la plateforme d’échange «Restore Africa Soils», le 3 décembre courant. Ainsi, en collaboration avec la Fondation OCP et l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P), le Bureau national des sols (Bunasols) du Burkina Faso a présenté son modèle de cartographie des sols.

Salifou Ouédraogo, ministre burkinabè de l'Agriculture.

Salifou Ouédraogo, ministre burkinabè de l’Agriculture.

Avec 9 millions d’hectares agricoles qui offrent des revenus à 80% de la population, le Burkina Faso est par excellence un pays agricole qui a besoin plus que tout autre d’avoir une parfaite maîtrise de la composition et de la richesse de ses sols. C’est tout l’enjeu de la rencontre organisée la semaine dernière pour exposer l’expérience du Bunasols.

Divers partenaires, essentiellement des experts et des scientifiques, mais également des officiels, se sont ainsi retrouvés dans le cadre d’un webinaire organisé à cette occasion, comme ce fut le cas avec le Togo le mois dernier. Une fois de plus, les enjeux et les perspectives en matière de cartographie des sols sur le continent ont fait l’objet d’un débat nourri et de fructueux échanges.


«Ce deuxième webinaire a été marqué par la présence du ministre de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles (MAAH) du Burkina Faso, Salifou Ouédraogo et de Zacharie Segda, directeur général du Bureau national des sols du Burkina Faso (Bunasols)», souligne un communiqué de la Fondation OCP. Et d’ajouter que c’était «L’occasion de dresser le bilan de la collaboration entre la Fondation OCP et le Burkina Faso ainsi que l’état d’avancement du programme de cartographie des sols burkinabés».

Au total, ce ne sont pas moins de 140.000 hectares de terres arables burkinabè qui ont déjà été passé au peigne fin concernant leur composition physico-chimique dans le cadre d’un projet pilote, grâce au concours de la Fondation OCP et du ministère de tutelle du pays des Hommes Intègres. Cette superficie concerne quatre région du pays à savoir les Hauts-Bassins (45.500 Ha), les Cascades (32.500 Ha), le Sud-Ouest (19.500 Ha) et la Boucle du Mouhoun (42.500 Ha).

Par la même occasion, les compétences de 56 cadres et techniciens du Bunasols ont été renforcé en matière de fertilité des sols et de fertilisations des cultures et concernant les systèmes d’information géographique et le contrôle qualité des engrais.

«La Fondation OCP apporte son soutien au Bunasols à travers le renforcement des capacités de ses cadres ainsi que la mise à disposition d’équipements dans un objectif d’établir, en toute autonomie, la carte de fertilité de la zone pilote au Burkina Faso», a expliqué Nawfel Roudies, directeur du portfolio international, au sein de la Fondation OCP.
Il convient de rappeler que la collaboration entre la Fondation OCP et le Bunasols a déjà permis d’organiser une caravane en 2018 au profit de 1660 producteurs. L’objectif était alors de les sensibiliser aux bonnes pratiques agricoles et axées sur la fertilisation raisonnée et ainsi les aider à améliorer leur rendement tout en préservant la qualité des sols.

La Fondation OCP avait, dans le cadre de cette initiative, équipé deux laboratoires d’analyse des sols et mis à disposition du Burkina Faso des experts marocains – notamment ceux de l’UM6P – pour la formation des cadres burkinabés dans les domaines liés à la fertilité du sol.

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