Economie

Ces deux événements, séparés de plusieurs milliers de kilomètres, disent la même chose : les Émirats arabes unis s'installent durablement dans des marchés africains que d'autres hésitent encore à investir. Dans un contexte où les FDI vers l'Afrique ont chuté de 38% en 2025 et où les financements traditionnels se raréfient, cette présence soulève une question de fond : à quelles conditions les capitaux du Golfe répondent-ils réellement aux besoins des pays africains les plus vulnérables ?

Le 27 août 2026, le ministre d'État émirati Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan représentait le président Mohamed bin Zayed à l'ouverture de la Foire internationale de Maputo. Un geste protocolaire, en apparence. Quelques mois plus tôt, le 10 novembre 2025, c'est à Abu Dhabi que le Tchad dévoilait son plan national de développement "Tchad Connexion 2030", un programme de 30 milliards de dollars présenté devant un parterre d'investisseurs et de partenaires techniques émiratis. 

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Dans son discours inaugural, João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d'Angola et président de l'Union africaine (UA), a souligné que l'Afrique doit investir entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour jeter les bases d'une croissance durable. «Nous devons passer des paroles aux actes,» a-t-il exhorté. «Ce sommet représente une étape décisive vers la mobilisation des ressources nécessaires pour renforcer la connectivité et l'intégration à travers notre continent.»

Le troisième sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique s'est ouvert mercredi 29 octobre à Luanda avec un appel à l'action retentissant des dirigeants africains, qui ont souligné que la libération du plein potentiel du continent en tant que moteur de la croissance mondiale dépendait de la réduction de son énorme déficit de financement des infrastructures.

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L'organisation intergouvernementale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme rappelle que l'inscription d'un pays sur la liste grise ne signifie pas une mise à l’index, ou qu'il est soumis à des mesures drastiques, mais qu'il fait l'objet d'un suivi renforcé. Pour sortir de cette liste qui accroît de facto le coût de conformité pour les banques, les Etats dits «liste grise,» doivent démontrer, dans des délais convenus avec le GAFI, la mise en œuvre effective des mesures correctives.

C’est un camouflet pour Yaoundé. Le Groupe d'action financière (GAFI) a maintenu le Cameroun sur sa liste grise des Etats et juridictions présentant des lacunes plus ou moins graves dans la lutte contre le blanchiment des capitaux dans une mise à jour publiée le weekend dernier. Figurer sur la liste grise du GAFI signifie que le pays est placé «sous surveillance accrue et s’engage à combler des lacunes stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.»

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Bonne nouvelle pour les économies africaines. Le Burkina Faso, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Mozambique viennent d’être retirés de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Une décision saluée par les marchés et interprétée comme un signe de confiance dans les réformes engagées par ces États pour renforcer la transparence et la stabilité de leurs systèmes financiers.

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