Marchés financiers

Le compte à rebours est lancé. Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals a officiellement déposé son dossier auprès du régulateur boursier nigérian en vue d'une introduction en Bourse attendue dès le mois d'octobre. L'opération pourrait lever près de 5 milliards de dollars, un montant qui en ferait l'une des plus importantes IPO jamais réalisées sur le continent.

Avec une introduction en Bourse pouvant atteindre 5 milliards de dollars US, la raffinerie Dangote s'apprête à réaliser l'une des opérations financières les plus importantes de l'histoire des marchés africains. Alors que Lagos accueillera la cotation principale, Johannesburg, Nairobi ou encore la BRVM se positionnent déjà pour capter une partie de cette manne. Derrière cette levée de fonds, c'est aussi l'ambition d'un marché des capitaux véritablement panafricain qui se dessine.

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La Banque africaine de développement a approuvé un financement de 20 milliards de FCFA, soit environ 35,15 millions de dollars US, en faveur du Sénégal afin de soutenir l'amélioration de la gestion des finances publiques. L'annonce a été faite le 3 août dans un communiqué de l'institution panafricaine.

Alors que le Sénégal tente de restaurer la confiance de ses créanciers après la révélation d'une « dette cachée » de plus de 13 milliards de dollars US, la Banque africaine de développement (BAD) vient d'approuver un financement de 20 milliards de FCFA. Un appui destiné à accélérer les réformes budgétaires et à renforcer la mobilisation des recettes, dans un contexte où Dakar cherche à éviter un défaut de paiement.

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Concrètement, la décision de l'agence de notation va se traduire par une hausse de la prime de risque adossée aux émissions du Trésor malien et aux établissements publics. Cette révision à la baisse des perspectives du risque souverain du Mali est sans surprise. Elle reflète les inquiétudes de l'agence face à « la dégradation de l'environnement sécuritaire et aux conséquences potentielles sur la stabilité de l'État et sa capacité à honorer ses engagements auprès des créanciers ».

L'agence de notation financière américaine Moody's a abaissé, samedi 29 mai, la perspective de la note souveraine du Mali de « stable » à « négative », tout en confirmant sa note d'émetteur à long terme en devises locale et étrangère à Caa2, une catégorie d'emprunteurs à très haut risque, à deux crans du défaut de paiement.

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Cette montée de fièvre survient après un nouveau round de négociations durant lequel le gouvernement éthiopien a présenté une nouvelle offre sur les conditions de la restructuration, qui a été aussitôt rejetée par les détenteurs des euro-obligations. « La proposition révisée n'offre pas de solution de restructuration consensuelle viable », a souligné le comité, tout en indiquant qu’il reste « ouvert à l'examen de solutions alternatives.»

Le comité des détenteurs des euro-obligations de l’Ethiopie a annoncé, lundi 1er juin, que certains de ses membres envisagent de saisir la justice pour faire valoir leurs droits après le blocage des négociations sur les conditions financières de la restructuration d’un eurobond de 1 milliard de dollars, sur lequel Addis-Abeba avait fait défaut en décembre 2023.

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Cette amélioration de perspective intervient après une période de fortes tensions de liquidité sur le budget. En octobre 2024, le gouvernement congolais avait procédé à une opération d'allongement des maturités dans le cadre du Plan National d'Optimisation de la Trésorerie une opération que Moody's avait assimilée à un swap coercitif. Brazzaville avait également enregistré, début 2025, des no-show sur des échéances de la dette sur le marché régional.

Dans un communiqué, l’agence de notation financière Moody's, a annoncé, mercredi 27 mai, le relèvement de la perspective du Trésor du Congo-Brazzaville de stable à positive, tout en confirmant sa note à long terme en devises locale et étrangère à Caa2. Moody’s explique ce réajustement par «la baisse des risques de refinancement de la dette après les opérations de swap sur la dette régionale et le retour sur le marché international de capitaux.” A cela, ses analystes ajoutent l’impact de réformes de gestion des finances publiques mises en œuvre dans le cadre du programme soutenu par le FMI.

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