Les grands entretiens Afrimag - Page 2

L’IE anglophone met l'accent sur la collecte et l'analyse d'informations stratégiquement importantes pour les entreprises en s’appuyant davantage sur les technologies de pointe que sur le renseignement humain. L'intelligence économique arabophone est, quant à elle,influencée par les pratiques des pays arabes, tels que l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, la Tunisie et des pays du Golfe. Elle met l'accent sur la veille informationnelle et la connaissance approfondie des marchés et des acteurs économiques du monde arabe.

La 7ème édition des Journées africaines de l'intelligence économique (JAIE) se tiendra à Yaoundé, au Cameroun, les 30 et 31 mai 2024. Organisé par le Centre africain de veille et d'intelligence économique (CAVIE), cet événement majeur réunira des experts, des décideurs et des acteurs de divers horizons pour explorer le potentiel transformateur de l'intelligence artificielle (IA) dans le développement économique et social de l'Afrique. Il donnera lieu à la publication d’un livre blanc disponible sur place et en ligne à la clôture de l’évènement. Une occasion de décrypter avec Guy Gweth, Président du Centre africain de veille et d'intelligence économique (CAVIE), les enjeux de l’intelligence économique pour l’Afrique

“Le schéma de développement de projets est à reconsidérer si on veut répondre aux défis du continent africain dans les décennies à venir. La priorité est l’implémentation de normes viables, en faveur notamment du climat des affaires, de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.”

Le Vice-président du Groupe Fayolle livre dans ce Grand Entretien les grands problèmes de l’heure de l’Afrique en déficit en infrastructures. Et comment les financer. Selon lui, le secteur privé reste la voie idéale. Mais pour ce faire, les gouvernements africains doivent mener une lutte sans merci contre toute forme de corruption pour éloigner les risques qui détournent le secteur privé du continent. La bonne gouvernance est également déterminante dans la notation des agences de rating. Notation qui influe de façon décisive dans les sorties sur les marchés des capitaux.

Le Maroc est riche en entreprises de grande qualité. Dans le cas de ce projet, c’est le choix de la composition du Consortium qui a permis d’avoir un outil performant adapté aux besoins du projet avec une force de frappe et une homogénéité des approches qui ont écrit le succès des opérations. Ce modèle devrait être encouragé par les donneurs d’ordres publics en consolidant les composantes d’un projet de manière à les confier à un interlocuteur unique, un consortium de taille, responsable de l’opération et en mesure de la mener à la réussite.

L'interconnexion entre le bassin de Sebou et le bassin du Bouregreg a été confiée à un groupement d’entreprises marocaines composé de SOMAGEC (mandataire), SGTM, STAM et SNCE. L’infrastructure a pour objectif la valorisation des volumes d’eau du bassin de Sebou perdus en mer en les transférant vers le bassin hydraulique de Bouregreg, afin de permettre la sécurisation de la demande en eau potable des villes de Rabat et de Casablanca.

Julie Kubia, Directrice marketing et des études de marché chez Africa Field Agents : l’étude de marché peut changer la donne pour les jeunes entrepreneurs qui négocient dans le cadre de la ZLECAf

Considérée comme la plus grande zone commerciale unique au monde par sa taille, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait transformer le sort du soi-disant dividende démographique : La jeunesse. Les jeunes âgés de 18 à 35 ans représentent plus de 70 % de la population en Afrique. Ils constituent un atout attractif pour accélérer la croissance économique et l’industrialisation de l’Afrique. La Banque africaine de développement prévoit qu’il y aura 850 millions de jeunes d’ici 2050 et que d’ici 2063, les jeunes constitueront la moitié des 2 milliards de personnes en âge de travailler. Cette classe d’actifs peut générer des dividendes démographiques si les bonnes politiques sont mises en place pour promouvoir des investissements adéquats dans la jeunesse, selon la BAD. La ZLECAf, qui rassemble 55 pays, avec une population de 1,3 milliard d’habitants et génère un PIB combiné d’environ 3 400 milliards de dollars, stimulera le commerce intra-africain en éliminant les barrières commerciales par le biais de protocoles sur le commerce des biens et services, l’investissement, les droits de propriété intellectuelle et la politique de concurrence. Lancée il y a deux ans, la ZLECAf présente une nouvelle opportunité pour la jeunesse africaine à travers la promotion et l’expansion du commerce. La Commission économique pour l’Afrique (CEA) s’est entretenue avec Julie Kubia, Directrice marketing et des études de marché chez Africa Field Agents (AFA), une société de marketing et d’études de marché basée à Nairobi, au Kenya pour comprendre les opportunités et les obstacles que rencontrent les jeunes dans la mise en œuvre de la ZLECAf. AFRIMAG vous livre le contenu de ce riche entretien

Moustapha Kadi Oumani, Membre du Conseil national de régulation de l’Autorité de régulation et de sûreté nucléaire du Niger : «Questions d’énergie au cœur des enjeux de développement»  

«Questions d’énergie au cœur des enjeux de développement»   C’est peu dire que la question de l’énergie est vitale. Pour s’en convaincre il suffit de regarder l’importance de l’usage de l’énergie notamment électrique dans notre quotidien qui, plus est, s’est généralisé. Pour autant, les ressources énergétiques ne sont pas infinies. Pour continuer à les exploiter, alerte Moustapha Kadi Oumani du Conseil national de régulation de l’autorité de régulation et de sûreté nucléaire du Niger, il va falloir apprendre à les gérer durablement. Car paradoxalement, rabâche-t-on au sein de l’association SOS Futur, organisation dotée du statut spécial du Conseil économique et social des Nations-unies (ECOSOC). Entretien.

Mohamed Bazoum : "Le G5 Sahel n’a jamais bien fonctionné"

Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse turque Anadolu, le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, s’est exprimé sur la lutte contre le terrorisme, les changements géopolitiques dans la région, ainsi que les relations de son pays avec la Türkiye. Nous publions in extenso cette interview pleine d’enseignements.

Me Mouhamed Kébé, Managing Partner de GENI & KEBE, DLA Piper Africa

Au-delà d’accélérer l’intégration économique et monétaire en Afrique, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) devrait également permettre d’impulser un nouveau système de règlement des différends Investisseurs-Etats au sein du continent. C'est la thèse que semble défendre Me Mouhamed Kébé, Managing Partner du cabinet Pan-Africain GENI & KEBE dans son opus, publié en anglais aux Éditions Intersentia. Son analyse de la situation esquisse par ailleurs des solutions des différends et litiges commerciaux jusqu'ici traités par des juridictions et institutions internationales. Ce qui, pour lui, est source de "frustrations des États africains". Comment s'affranchir de cette situation? Entretien.