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Sénégal : La terrible loi des séries dans les hôpitaux

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C’est une nouvelle catastrophe qui vient de se produire dans un hôpital après le décès début avril dernier d’une femme enceinte de neuf mois au service d’urgence d’un établissement à Louga (au nord du pays) après avoir attendu en vain une césarienne.

Cette tragédie avait créé une immense émotion dans l’opinion publique. Moins de deux mois après, 11 nouveau-nés ont trouvé la mort mercredi 25 mai dans l’incendie du service de néonatalogie de l’hôpital Tivaouane. Cette nouvelle tragédie suscite l’indignation et souligne surtout les carences du système de santé du pays.

L’incendie a été causé par «un court-circuit et le feu s’est propagé très vite», s’est empressé de trancher Demba Diop, maire de Tivaouane sans attendre les résultats de l’enquête diligentée par le gouvernement. Demba Diop est également député à l’Assemblée nationale sous la casquette de la majorité présidentielle. La pression est à nouveau maximale sur le gouvernement, la population exigeant que «les responsables de ce drame rendent des comptes».

L’hôpital public sénégalais est apparemment coutumier d’«incidents» meurtriers. Il y a presque un an (ndlr : le 25 avril 2021), quatre nouveau-nés avaient péri dans un incendie dans la ville de Linguère, dans le nord du Sénégal. Le maire de Linguère, alors ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, avait évoqué un dysfonctionnement électrique d’une unité de climatisation dans la maternité, où se trouvaient six bébés. Aucune suite judiciaire n’avait été donnée à cette tragédie.

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