Tous les articles qui parlent de Air Algérie

Et pourtant, ce secteur d’activité est encore loin de sa maturité. Les causes en sont multiples. D’abord la résistance des Etats à l’ouverture de leur espace aérien afin de protéger leur compagnie nationale. Les conventions signées ne sont pas respectées en dépit des déclarations triomphales qui marquent la fin des réunions. Ensuite un manque flagrant de capitaux. Le transport aérien est un gros demandeur de fonds propres et les Etats, pour la plupart propriétaires de leur transporteur national freinent pour financer les équipements. Et puis il faut bien mentionner la corruption qui règne dans nombre de pays ce qui limite l’accès de l’argent au bon endroit.

Si un continent a bien besoin du transport aérien, c’est bien l’Afrique. Les distances à parcourir sont importantes et les infrastructures au sol relativement faibles et souvent en mauvais état. Raison supplémentaire pour les aspects sécuritaires car ce continent est encore traversé par de nombreuses luttes intestines. J’ajouterai que le taux de croissance africain est l’un des plus élevés au monde et que sa population très jeune est avide de progrès. Bref, tout se conjugue pour que le transport aérien y trouve une place comme nulle autre part ailleurs dans le monde

Ont également honoré par leur présence de représentants d’Airbus, de Dnpaf Aéroports et de consultants constitutifs de l’ATAF tels que Guy Delbrel, relations extérieures Afrique, Frank Legre, ancien DG de Bluelink, Frédéric Gagey, ancien DG d’Air France et ancien CFO AF-KLM, et sous la présidence du général Coulibaly. Cette rencontre a permis aux invités de poursuivre les discussions entre acteurs décisionnaires majeurs du secteur de l’aérien.

Mercredi 18 juin s’est tenu, en marge du Salon international de l’aérien, sur la terrasse de l’Aéro-Club du Bourget le Comité Exécutif annuel de l’Association International des Transporteurs Aériens (ATAF), réunissant les Présidents, Directeurs généraux et Présidents de directoire de 10 compagnies aériennes membres de l’ATAF ainsi que des entreprises partenaires telles que Allianz, Travel, Atr, Avico, Bluelink, Embraer, Maureva, Pratt & Whitney Canada, Afmaé ou encore Servair

Mais d’autres compagnies africaines ont aussi montré le bout de leur nez et pas qu’un peu. Egyptair a décidé de renouveler sa flotte et de se doter de capacités long-courrier importantes avec la commande de 10 A 350-900 et de 18 B 737 MAX. Royal Maroc a complété la sienne en ajoutant 2 B 787 Dreamliners à une flotte moderne de 57 appareils.

Seules Ethiopian Airlines et Royal Air Maroc qui ont développé un réseau commercial propre et sous-traité étendu, les autres compagnies africaines ne disposent pas d’un tel outil.