L’Algérie envisage de faire de la ville de Tamanrasset un hub aéroportuaire pour desservir les grandes capitales d’Afrique au sud du Sahara.
Royal Air Maroc et Ethiopian Airlines, pour ne citer que ces compagnies africaines, doivent-elles s’inquiéter face à ce projet fou que compte mettre en œuvre les autorités algériennes ? En effet, lors d’un conseil des ministres tenus récemment, elles ont annoncé vouloir faire de la ville de Tamanrasset, située dans l’extrême sud du pays, un hub aérien pour desservir les principales capitales d’Afrique subsaharienne.
La question se pose de savoir si ce projet est réaliste ou réalisable. Les experts en doutent, pour plusieurs raisons. En effet, ce projet qui ambitionne de donner un nouveau souffle à Air Algérie pêche par plusieurs points.
D’abord, pour faire de Tamanrasset un hub et transporter des millions de passagers par an, il aurait fallu que cette ville soit au moins la destination finale de près de 30% des voyageurs, souligne notre confrère Le Point. Or, pour le moment, annuellement seuls 100.000 passagers se rendent dans cette localité perdue aux confins du Sahara algérien vers la frontière avec le Niger.
L’autre point faible du projet est l’absence d’une compagnie aérienne forte. Air Algérie connaît d’énormes difficultés avec une flotte vieillissante. Pour le moment, son objectif est plus d’atteindre l’équilibre que de penser à investir des milliards de dollars pour acquérir une cinquantaine d’avions.
Enfin, il y a aussi une petite contrainte technique liée à la situation géographique de l’aéroport de Tamanrasset. Elle se situe à 1377m au-dessus de la mer avec des températures régulièrement supérieures à 35°C. Cela réduirait les performances des appareils au décollage y compris en se servant de la piste de 3600m.
Conclusion : ce projet ressemble en tout point à un éléphant blanc. Or, les éléphants ne savent pas voler.





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