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Le concept « low cost » n'est pas nouveau. Il date de 1971, l'année où Herb D. Kelleher a créé Southwest Airlines, compagnie alors confinée à l'État du Texas jusqu'en 1978 — année où le président Carter a instauré l'« Open Sky » aux États-Unis. Cette décision a libéré les énergies et permis à toute compagnie aérienne de desservir n'importe quelle route en mettant sur le marché les tarifs qu'elle souhaitait.
Il s'est passé un événement important dans le sillage de la dernière assemblée générale de l'IATA à Rio, en juin dernier : la nomination, au poste envié de Directeur général, de Saadia Zahidi, en remplacement de Willie Walsh. Celui-ci a quitté ses fonctions le 31 juillet pour prendre la direction générale d'IndiGo, où il succède à Pieter Elbers, lui-même ancien PDG de KLM. En attendant l'entrée en fonctions de Mme Zahidi, prévue le 1er novembre, c'est la Directrice financière de l'association, Sandrine Le Borgne, qui assure l'intérim. Bref, voilà un jeu de chaises musicales intéressant à examiner.
Cela semble une tendance de fond. Les modèles si différents au départ entre les transporteurs traditionnels et les low-costs sont en train de se copier. Il a fallu près de 40 ans pour que les deux modèles se rejoignent progressivement et dans le futur il ne restera plus que la distinction entre les courts et les longs courriers. On revient aux origines du transport aérien.
La situation n’est pas simple et les revirements permanents des acteurs interdisent de faire des prévisions quant à la sortie de crise. La complexité est d’autant plus importante pour le transport aérien que ce conflit vient se rajouter à la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui est entrée dans sa cinquième année. On n’en finit pas. Il est tout de même curieux que les belligérants aient autant de peine à se mettre autour d’une table pour trouver un accord puisqu’à la sortie, ils seront bien obligés de le faire. Les conséquences pour les compagnies aériennes ne sont pas anodines.
Surprise, la semaine dernière, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à condamné en dernière instance, après 16 ans de procédures, un (soi-disant) cartel de compagnies aériennes, pour entente sur les prix de service dans le secteur du fret aérien. Cela concerne entre autres Air France, KLM et leur filiale Martinair, mais aussi British Airways ou Singapore Airlines. Et le montant des amendes n’est pas anodin : 183 millions d’euros pour Air France, 127 pour KLM par exemple
Le développement du transport aérien se mesure par sa croissance en nombre de passagers, on…
La compétition est particulièrement difficile pour décrocher la première position entre les compagnies aériennes. Que doit-on prendre comme principal critère : le nombre de passagers ? le chiffre d’affaires ? le nombre d’appareils ? le nombre de salariés ? et sur quel périmètre se baser : la compagnie leader, le groupe aggloméré autour de celle-ci ? Bref le rang est discuté et discutable.
Les chiffres de la dernière Assemblée Générale de l’IATA sont très instructifs. Ils donnent une vision globale du transport aérien et de ses perspectives, même si ces dernières sont revues plusieurs fois par an à la hausse ou à la baisse. Pour la première partie de 2025 la tendance est plutôt de revoir les chiffres à la baisse. Retenons cependant les bons résultats de 2024 : 32,4 milliards de dollars de bénéfice pour 4,89 milliards de passagers, en hausse de près de 10% par rapport à 2023 année qui a marqué le retour du transport aérien à la normale.
Il est toujours difficile de nommer la meilleure compagnie aérienne au monde. Sur quels critères se baser ? Comment les contrôler ? Comment s’assurer de la continuité du service ? Certes certains classements existent et ils sont faits avec la meilleure objectivité, tout au moins on peut le leur créditer. Et puis chacun peut se faire son opinion et je vous livre ici la mienne
Le sujet revient régulièrement dans l’actualité dès qu’une nouvelle faillite est prononcée à l’encontre d’une compagnie aérienne.C’est cette fois-ci le cas d’Air Belgium qui va laisser 11000 clients sans solution sauf à acheter un billet sur un autre transporteur. Et même depuis 2023, année faste s’il en fut dans le transport aérien, plusieurs dizaines de compagnies aériennes ont dû cesser leur activité
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![Édito | Transport aérien : où va le concept low cost ? [Par Jean-Louis Baroux] Nous sommes maintenant habitués à la liberté tarifaire, mais elle ne date que de cette année-là : l'adoption de la liberté d'exploitation a réellement ouvert le transport aérien à de nouvelles couches de clientèle, alors qu'il était jusque-là réservé aux « riches. »](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Compagnies-low-cost--450x240.jpg)
![Édito | Transport aérien : vers un renouveau de l’IATA ? [Par Jean-Louis Baroux] L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Saadia-Zahidi--450x211.jpg)
![Édito | Transport aérien : la fin de la distinction entre les low-costs et les legacys [Par Jean-Louis Baroux] Il est loin le temps où les compagnies historiques voyaient arriver, avec quelque condescendance pour ne pas dire dédain, les nouveaux entrants qui prétendaient se faire une place dans un univers somme toute assez fermé.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Low-cost--450x253.webp)
![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Zour-450x244.jpg)
![Édito | Transport aérien : quand les régulateurs en font trop [Par Jean-Louis Baroux] On peut légitimement s’interroger sur le bien fondé de ces condamnations. En quoi une entente entre des compagnies aériennes, parfois concurrentes pourrait-elle affecter la bonne marche de ce secteur d’activité ? Que je sache, Air France et KLM ainsi que Martinair font partie du même groupe capitalistique et il est tout de même raisonnable d’essayer d’améliorer la rentabilité de l’ensemble. Au lieu de cela, il va devoir débourser 340 millions d’euros. Pour le bénéfice de qui ?](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/03/CJUE-450x219.jpg)
![Édito | Transport aérien : la vraie concurrence se fait par les aéroports [ Par Jean-Louis Baroux] Gardons à l’esprit la montée continue en volume et en recettes du secteur d’activité même si les résultats économiques des compagnies aériennes ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais, depuis la fin du Covid la situation s’améliore. En fait la croissance est tirée par l’arrivée d’avions plus performants, ce qui permet une baisse des tarifs aiguisée par une course à l’affichage le plus performant dans les très gros distributeurs sur Internet.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/11/HIA-450x255.jpg)
![Edito | La plus grosse compagnie aérienne au monde [Par Jean-Louis Baroux] Pour autant les plus gros transporteurs sont sans conteste américains et le choix entre American Airlines, United Airlines et Delta Airlines est fluctuant d’une année sur l’autre. En Europe le groupe Lufthansa avec ses filiales allemandes, et les transporteurs nationaux suisse, autrichien, et belge, sans compter la très grosse participation dans la compagnie nationale italienne, pèse d’un très grand poids d’autant plus qu’il se dirige vers un management centralisé. Néanmoins, je me rends au consensus actuel qui attribue à American Airlines Group le titre de premier transporteur aérien au monde.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/American-Airlines--450x253.jpg)
![Édito | Pourquoi le transport aérien est-il si peu rentable ? [Par Jean-Louis Baroux] Ces résultats apparaissent excellents mais le taux de rentabilité qui reste de 3,4% est tout de même très insuffisant. Alors à la tête de IAG, le groupe constitué autour de British Airways et d’Iberia, Willie Walsh, l’actuel CEO de IATA, avait fixé un objectif de 10% au moins, chiffre qui d’ailleurs a été atteint par le même groupe pendant quelques exercices. Comment se fait-il alors que les résultats financiers ne correspondent pas au réel succès de ce secteur d’activité ? Sans parler d’excuses, j’y vois plusieurs explications.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Willie-Walsh-CEO-de-IATA-450x251.jpg)
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![Tribune – Défaillances des compagnies aériennes, comment s’en protéger ? [Par Jean- Louis Baroux] Ce secteur d’activité est par essence très fragile et cette faiblesse n’épargne personne y compris les très grands transporteurs. Faut-il rappeler que les 3 plus grands groupes américains et donc mondiaux : Delta Air Lines, United Airlines et American Airlines sont passés eux aussi par la voie du Chapter 11 qui leur a permis de se redresser au prix de colossaux efforts et du licenciement de dizaines de milliers de salariés. SAS et Avianca pour n’en citer que deux n’ont dû leur salut qu’à l’utilisation de ce même moyen.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/09/Air-Belgium-450x245.jpg)
