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Cette structure crée un paradoxe bien documenté. Plusieurs pays africains importent des produits alimentaires transformés issus de cultures qu’ils produisent eux-mêmes. Selon la Banque africaine de développement, la facture des importations alimentaires dépasse 50 milliards de dollars par an et pourrait atteindre 110 milliards d’ici la fin de la décennie. Au-delà du commerce, c’est un enjeu industriel : faible transformation signifie faible captation de valeur, peu d’emplois qualifiés et une dépendance accrue aux chocs extérieurs.

L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.

«Je tiens à féliciter le gouvernement et le peuple gabonais pour la transformation économique du Gabon. Vous êtes un exemple dans la transformation des ressources naturelles. Grace à votre détermination le Gabon est devenu un pays d’espoir», commente le Président Evariste Ndayishimiye.

Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, a visité lundi 15 janvier la Zone d'Investissement Spéciale de Nkok. Outre son ministre des Affaires étrangères, et du Directeur général des Relations bilatérales du Burundi, sa visite guidée était menée par Mays Mouissi, ministre de l’Économie et des Participations du Gabon.