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Cet ajustement, le plus important depuis 2021, s’inscrit dans une stratégie visant à redonner à la monnaie nationale (franc congolais) une place centrale dans les échanges économiques, dans un pays où la majorité des transactions sont encore libellées en dollars. Selon le communiqué du Comité de politique monétaire, la décision s’appuie sur une amélioration sensible du cadre macroéconomique. L’inflation, qui atteignait 15,1 % en septembre 2024, est retombée à 7,8 %, tandis que le franc congolais s’est apprécié d’environ 11,6 % sur le marché officiel, pour une parité de 2.548 Francs contre 1 dollar.

La Banque Centrale du Congo (BCC) a redonné un avantage théorique au renforcement du franc congolais, en décidant, à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire (CPM) tenue mardi 7 octobre, d’assouplir sa politique monétaire. Le taux directeur a été abaissé de 25 % à 17,5 %, tandis que celui des facilités de prêt marginal, le taux appliqué aux banques commerciales en cas de besoins urgents de liquidités, a été réduit de 30 % à 21,5 %, soit une baisse de 8,5 points !

Le GAFI, organisme intergouvernemental, veille à la conformité des États en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Être placé sur sa liste grise signifie que le pays présente des lacunes stratégiques dans ces domaines. Pour les banques internationales, les bailleurs de fonds, les investisseurs institutionnels et les partenaires techniques, cela implique un niveau de risque élevé, justifiant des restrictions, voire des désengagements.

Depuis son inscription sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) en 2022, la République Démocratique du Congo fait face à un défi majeur : rétablir sa crédibilité financière sur la scène internationale. Cette situation, loin d’être purement administrative, a des conséquences réelles et profondes. Elle ralentit les investissements directs étrangers, limite l’accès du pays aux marchés financiers, fragilise le système bancaire et prive l’économie nationale de devises indispensables à sa croissance

Dans une interview exclusive accordée à Paulette Kimuntu sur La Lionne TV Officiel, l’ancien ministre des Finances de la RDC, M. Nicolas Kazadi, a brisé le silence et livré une critique frontale du système qu’il a pourtant servi. L’émission, largement relayée sur les réseaux sociaux, a mis en lumière les failles, selon lui, d’un État en crise : Il y dénonce une «mafia gouvernementale» où les intérêts personnels l’emportent sur l’intérêt général. Il fustige la faillite des entreprises publiques et l’indiscipline budgétaire, évoquant une culture de prédation enracinée chez les mandataires publics.

L’Inspection Générale des Finances (IGF) est aujourd’hui l’un des piliers du dispositif de lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo. Sa mission principale consiste à contrôler la gestion des finances publiques, garantir la transparence dans l’utilisation des ressources de l’État, et favoriser la reddition des comptes. Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, l’IGF est devenue l’arme favorite du gouvernement pour restaurer la discipline budgétaire, dénoncer les détournements et promouvoir une gouvernance responsable. L’institution bénéficie du soutien d’une grande partie de la population, lasse de l’impunité et de la mauvaise gestion endémique. Mais son action, bien que saluée, soulève aussi des interrogations croissantes