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Réuni en session ordinaire hybride sous la houlette de son président Serge Ekue, le Conseil d’administration de la BOAD a donné son feu vert à une série d’investissements majeurs pour l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Avec ces 344,577 milliards de FCFA fraîchement alloués, le volume global des injections de la banque depuis son entrée en fonction en 1973 culmine désormais à 10 834,1 milliards de FCFA.

À l’issue de son 151e Conseil d’administration tenu à Lomé, le vendredi 26 juin 2026, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a validé une enveloppe massive de 344,6 milliards de FCFA pour 11 nouvelles opérations. Orientés vers la souveraineté alimentaire, l’énergie et les infrastructures, ces 11 nouveaux financements font passer le total des engagements historiques de l’institution au-delà de la barre symbolique des 10 800 milliards de FCFA.

3,2 milliards de dollars. Après un net recul en 2023 et 2024, les levées de fonds dans les start-up africaines ont rebondi de 40 % en 2025, selon le bilan annuel de The Big Deal. Sans retrouver les sommets de 2021 et 2022 (4,4 et 4,6 milliards de dollars), 2025 figure sur le podium des meilleures années enregistrées. « L’Afrique est sortie de deux années de funding squeeze (« gel des investissements », NDLR).

Après deux années de reflux, les levées de fonds des start-up africaines sont reparties à la hausse en 2025. Avec 82 % des financements captés, le « Big Four » (Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria) reste hégémonique. Mais d’autres écosystèmes tech attractifs émergent : Sénégal, Bénin, Ghana, Maroc, Côte d’Ivoire… Portés notamment par la création d’un fonds panafricain de 60 milliards de dollars dédié à l’IA, la tendance pourrait se poursuivre en 2026, selon l’homme d’affaires Sidi Mohamed Kagnassi.

Depuis plusieurs années, l’écosystème fintech africain est marqué par une multiplication de solutions cherchant à disrupter les services financiers traditionnels. Mais chez FABA Finance, le discours est différent. La startup considère que le problème principal du financement africain ne vient pas forcément de l’absence de banques, mais plutôt du manque de connexion efficace entre les institutions financières et les besoins réels des particuliers, PME et professions libérales.

Alors que de nombreuses fintechs africaines ont longtemps cherché à contourner les banques traditionnelles, FABA Finance défend une approche différente. Lancée entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal, la startup veut plutôt construire une infrastructure capable de rapprocher institutions financières et emprunteurs afin d’accélérer l’accès au crédit sur le continent.

Cette évaluation conforte le statut «Investment Grade» de la Banque et la positionne parmi les institutions les mieux notées du continent. Elle s’inscrit également dans la continuité des notations attribuées par les autres agences de notation tout en se distinguant favorablement, en positionnant la BOAD deux crans au-dessus de sa notation Moody’s (Baa1) et trois crans au-dessus de celle attribuée par Fitch Ratings (BBB).

C’est devant un parterre d’investisseurs et de chefs d’entreprise à l‘Africa CEO Forum qui se tient à Kigali, que la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a annoncé avoir obtenu sa notation inaugurale auprès de la Japan Credit Rating Agency (JCR). L’agence de notation financière nippone a attribué à l’Institution la note d’émetteur à long terme «A», assortie d’une perspective stable.

À Nairobi, lors du sommet Africa Forward coorganisé par la France et le Kenya, Proparco a multiplié les annonces stratégiques en faveur du financement du secteur privé africain. Agriculture, commerce, infrastructures ferroviaires, entrepreneuriat féminin et innovation financière : plusieurs milliards d’euros de flux potentiels pourraient être mobilisés à travers une série d’accords structurants conclus avec des partenaires panafricains de premier plan.

Les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, dont la plupart des pays africains sont des importateurs nets, devraient rester modérés. En revanche, les prix des minéraux et des métaux sont en forte hausse, en raison à la fois de goulets d’étranglement dans l’offre et d’une forte demande. Cela profitera à de nombreux pays qui sont des exportateurs nets de ces matières premières (la Zambie et la RDC pour le cuivre, le Ghana pour l’or, la Guinée pour la bauxite et le minerai de fer, entre autres).

Le groupe d’assurance-crédit à l’export, Coface, a présenté ce mardi 17 février à Paris son baromètre du risque pays 2026. Pour le Continent, l’assureur-crédit reste globalement prudent tout en mettant en avant les opportunités que représente la reprise des cours des matières premières pour plusieurs pays africains. La croissance sur le continent africain restera solide en 2026, à 4,3 %, après 4,2 % en 2025. Elle pourrait même dépasser les attentes compte tenu des perspectives pour plusieurs matières premières.

Avec l’inauguration officielle de la Banque confédérale d’investissement et de développement, le Mali, le Niger et le Burkina Faso se dotent d’un nouvel outil financier stratégique. Dotée de 500 milliards FCFA, la BCID-AES ambitionne de soutenir les projets structurants et d’ancrer une nouvelle dynamique de développement et de souveraineté économique au sein de l’espace sahélien.