Tous les articles qui parlent de Cour internationale de justice (CIJ)

Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.

Lorsque j'ai entamé mes études universitaires dans les années 1970, le Maroc était en effervescence après l'avis consultatif de la CIJ sur le Sahara marocain et la décision de feu le Roi Hassan II d'organiser la Marche Verte pour parachever l'intégrité territoriale de l'empire chérifien, qui avait été dépecé par les puissances coloniales afin d'empêcher le Royaume de rugir à l'avenir et de l'isoler géographiquement et diplomatiquement. Mais le génie des Rois du Maroc a torpillé tous les complots et toutes les intrigues ourdies par le voisinage immédiat ou lointain.

A la suite des informations relayées dans les grands quotidiens londoniens, les autorités de Maurice ont démenti avoir reçu de propositions de l’administration Trump concernant les îles Chagos. C’est le journal Telegraph qui avait indiqué que la Maison Blanche étudierait différentes options pour sécuriser l'avenir de l'archipel.

Situé dans l'océan Indien, l'archipel des Chagos est au centre d'un contentieux qui mêle héritage colonial, droit international, stratégie militaire et géopolitique. Alors que Londres s'était formellement engagé l’année dernière à reconnaître la souveraineté de Maurice sur ce territoire, il vient de faire une volte-face inattendue sous la pression des Etats-Unis.

Le conflit autour de Mbanié et des deux petites îles voisines de Cocotiers et Conga est tombé dans l’oubli jusqu’au début des années 2000, lorsque la perspective du pétrole a ravivé l’intérêt pour le Golfe de Guinée. Après des années de médiation des Nations Unies, le Gabon et la Guinée équatoriale, tous deux importants producteurs de pétrole, ont signé en 2016 un accord qui permettrait finalement à la Cour internationale de justice de régler ce contentieux territorial.

Les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) dont le siège est basé à La Haye aux Pays-Bas, ont tranché lundi 19 mai en faveur de la Guinée équatoriale sur sa requête concernant sa souveraineté sur un groupe de petites îles situées dans les eaux potentiellement riches en pétrole du Golfe de Guinée, mettant ainsi fin à un différend vieux de plusieurs décennies avec le Gabon