Les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) dont le siège est basé à La Haye aux Pays-Bas, ont tranché lundi 19 mai en faveur de la Guinée équatoriale sur sa requête concernant sa souveraineté sur un groupe de petites îles situées dans les eaux potentiellement riches en pétrole du Golfe de Guinée, mettant ainsi fin à un différend vieux de plusieurs décennies avec le Gabon
Dans sa décision contraignante et non susceptible de recours, la Cour de la Haye s’est rangée du côté de Malabo et a souligné que la revendication de la Guinée équatoriale sur les îles était fondée sur une convention de 1900 ayant réparti les actifs coloniaux français et espagnols en Afrique de l’Ouest. Dans sa décision, les magistrats de la CIJ ont souligné qu’un accord de 1974 avec Malabo sur lequel le Gabon fondait son argumentaire sur les îles ne pouvait pas être considéré comme un traité ayant force de loi. «Le seul titre qui a force de loi en ce qui concerne la souveraineté sur les îles, est le titre détenu par le Royaume d’Espagne daté du 12 octobre 1968, auquel a succédé la République de Guinée équatoriale,» a-t-il déclaré. Cette décision oblige donc le Gabon à retirer ses soldats de la petite île de Mbanié, longue de moins d’un kilomètre, au large de ses côtes. En 1972, l’armée gabonaise avait chassé les soldats équato-guinéens de Mbanié. Depuis, Libreville a établi sa propre présence militaire sur cette île inhabitée de seulement 30 hectares.
Le conflit autour de Mbanié et des deux petites îles voisines de Cocotiers et Conga est tombé dans l’oubli jusqu’au début des années 2000, lorsque la perspective du pétrole a ravivé l’intérêt pour le Golfe de Guinée. Après des années de médiation des Nations Unies, le Gabon et la Guinée équatoriale, tous deux importants producteurs de pétrole, ont signé en 2016 un accord qui permettrait finalement à la Cour internationale de justice de régler ce contentieux territorial.






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