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Luanda a revu ses ambitions à la hausse en visant désormais la majorité dans le capital de De Beers alors qu’initialement, le gouvernement angolais affirmait se contenter d’une participation minoritaire. «Prendre la majorité dans le secteur des matières premières de luxe est très dangereux car cela dépend du marché,»avait même confiait à l’agence Reuters Paulo Tanganha, Directeur national des Ressources minérales à l’automne dernier.

La nouvelle a secoué le petit monde des opérateurs et des sociétés de trading qui participent à la grand-messe de l’industrie des mines sur le Continent, Mining Indaba 2026, qui se tient actuellement au Cap en Afrique du Sud. Gros producteur de diamants, l’Angola a annoncé ce matin qu’il allait acquérir 20 à 30 % du tour de table du groupe Anglo American, maison-mère de De Beers, la référence mondiale du diamant.

Selon les analystes des marchés de commodities, les autorités angolaises ont opté pour la stratégie de compenser la baisse de prix et de la demande par une augmentation du volume de production. Luanda prend ainsi le contre-pied du Botswana, premier producteur africain de diamants. 

La production de diamants a atteint 10,7 millions de carats entre janvier et septembre 2025, révèle Jânio Correa Victor, Secrétaire d’Etat aux Ressources minérales. Luanda s’est fixé l’objectif de 14,8 millions de carats d’ici la fin de l’année malgré la chute des cours internationaux des diamants. L’Angola se dirige vers un record.

L’homme d’affaires indien Agarwal, président de Vedanta Resources, possède également des mines en Zambie et en Afrique du Sud. En 2017, Agarwal était devenu le plus grand actionnaire de la maison-mère de De Beers, Anglo American avec une participation autour de 20 %, avant de se retirer deux ans plus tard, affirmant avoir atteint ses objectifs d'investissement après avoir engrangé une plus-value consistante car entre temps, le cours de l'action avait été multiplié par 2. Selon Reuters, Anglo American et Agarwal ont tous deux refusé de commenter l’information. Des sociétés indiennes, dont KGK Group et Kapu Gems, qui dominent le marché national de la taille et du polissage du diamant, sont les plus gros clients de De Beers. Elles auraient également exprimé leur intérêt séparément.

L’information qui a fait l’effet d’une bombe à la City, est rapportée dans une dépêche de ce vendredi 6 juin par l’agence Reuters. En effet, le géant sud-aafricain du diamant De Beers, suscite l'intérêt de plusieurs investisseurs prêts à entrer dans son tour de table. Parmi eux, le milliardaire indien présent dans les matières premières, Anil Agarwal, des sociétés indiennes de diamants et des fonds d'investissement qataris.

. Alrosa a globalement pu maintenir une partie non négligeable de son activité en faisant transiter ses diamants extraits dans ses gisements russes par l’Inde où un retravail local permettra aux pierres précieuses de devenir des diamants «indiens» et ainsi d’échapper aux sanctions internationales.

L'exploitation des mines en Afrique, notamment les mines de diamants, suscite beaucoup de critiques. Et pour cause : les contrats signés par les gouvernements africains avec des sociétés étrangères occidentales russes ... sont léonins. La société russe Alrosa est indexée particulièrement. Les diamants exploités en Afrique servent très souvent à financer les guerres : Diamonds blood.

Botswana : Le Président Bazoum visite une société de diamant

Le Président nigérien, Mohamed Bazoum et sa délégation ont visité les installations de la Diamond Trading Company (DTC), la société d'Etat qui exploite, traite, trie et écoule le diamant du Botswana, deuxième producteur mondial de cette pierre précieuse.