Le Botswana fournit 70% des diamants bruts produits par De Beers. Depuis des mois, son gouvernement et le groupe d’origine sud-africaine négocient pour renouveler leur partenariat qui a expiré le 30 juin dernier. Gaborone réclamait notamment une plus grande part des bénéfices.
Le gouvernement du Botswana et le groupe minier De Beers, filiale du britannique Anglo American, sont parvenus dans la nuit du 30 juin à un «accord de principe» en vue d’un nouveau contrat de 10 ans sur l’exploitation des diamants locaux, soit jusqu’en 2033. De nouveaux permis miniers valables 25 ans sont inclus dans l’accord et prolongent théoriquement la présence de De Beers dans le pays jusqu’en 2054.
Aucun détail n’a encore été fourni sur les termes du nouveau contrat, notamment s’il permet, comme souhaité depuis des mois par Gaborone, au Botswana d’obtenir une part plus grande de la production de Debswana, la joint-venture chargée de produire les diamants au nom des deux partenaires. Le communiqué indique simplement qu’il s’agit d’un «accord transformateur qui reflète les aspirations du peuple botswanais.»
Dans le précédent partenariat qui a expiré ce vendredi 30 juin 2023, Debswana vend 75% de sa production au groupe De Beers contre 25% à la compagnie botswanaise de négoce de diamants, Okavango Diamond. Un accord intérimaire a été trouvé entre les deux parties pour maintenir les termes de ce contrat jusqu’à la finalisation formelle du nouveau partenariat.
Le Botswana est le 1er producteur mondial de diamants en valeur et le 2ème en volume derrière la Russie, selon les données du Processus de Kimberley. Ces pierres précieuses représentent 2/3 des recettes en devises étrangères du pays et 20% de son PIB.


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