Alors que le sommet des Chefs d’Etats, prévu à Goma, Est de la République démocratique du Congo (RDC), ce dimanche 13 septembre, le Burundi a annoncé, dans la soirée de samedi qu’il ne prendra pas part à cette rencontre.

«Suite à leur calendrier chargé, les Plus Hautes Autorités Burundaises ne pourront malheureusement pas participer aux travaux de ce Sommet important, prévu du 09 au 13 septembre 2020 », lit-on dans une note du ministère burundais des Affaires étrangères et de la coopération au développement.
Se félicitant des excellentes relations d’amitié et de coopération entre le Burundi et la RDC, Gitega estime prioritaire, dans un premier temps, l’organisation d’une rencontre bilatérale au niveau ministériel et reste disposé à discuter avec Kinshasa. Des échanges qui porteront, selon cette note, sur la gestion des questions de sécurité à la frontière commune, la promotion des échanges commerciaux entre les deux pays, la gestion de la pandémie Covid-19 aux frontières ainsi que d’autres questions d’intérêt commun entre les deux voisins.
Et de réitérer son engagement à renforcer les excellentes et historiques relations d’amitié et de coopération qui existant entre le Burundi et la RDC.
De son côté, la participation du Rwanda n’est pas aussi confirmée. «C’est difficile de se réunir physiquement dans le contexte de la pandémie de coronavirus sans recourir aux nouvelles technologies », a déclaré Paul Kagame, le Président Rwandais, lors d’une conférence publique, cette semaine. Pour lui, il faut d’autres moyens pour se rencontrer.
La paix en Afrique de l’Est sur l’agenda
Convoqué par le Président congolais Félix Tshisekedi, le sommet des Chefs d’Etats est prévu ce dimanche. Les pays invités sont l’Ouganda, le Rwanda, l’Angola et le Burundi. A l’agenda : la paix et la sécurité dans la région, les relations diplomatiques et politiques entre ces Etats ainsi que la relance des activités économiques dans le contexte actuel de lutte contre le Covid-19.
Ici, on notera par exemple que la RDC a récemment ouvert ses frontières avec le Burundi. Mais, les échanges commerciaux peinent à reprendre parce que la frontière burundaise reste fermée aux Congolais.
Et les relations entre le Rwanda et le Burundi de même que l’Ouganda ne sont pas au beau fixe. Le Burundi accuse le Rwanda d’héberger les putschistes du 13 mai 2015. A son tour, Kigali reproche à son tour Gitega de collaborer avec les groupes Interahamwe, auteurs du génocide de 1994. Le Rwanda accuse aussi l’Ouganda de donner refuge aux opposants du régime.
Lors de la conférence publique animée cette semaine, Paul Kagame, le président rwandais est revenu sur la nécessité de renouer les relations : «Ce n’est pas le seul Rwanda qui a besoin de la paix. Eux aussi en ont besoin. Parfois les frères peuvent être en désaccord. Nous voulons une bonne entente qui profite à tout le monde. »
Ce sommet de Goma pourrait être un point de départ pour une reprise des bonnes relations entre les Etats. «Je ne doute pas que si des telles personnalités se rencontrent physiquement, ça serait très important. Un début d’un processus qui pourrait aboutir à un accord de bon voisinage», analyse un politologue burundais, sous couvert d’anonymat.





République démocratique du Congo


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


