Le Tchad a franchi une étape décisive dans la mise en œuvre de son Plan national de développement (PND) : « Tchad Connexion 2030 ». Lors de la table-ronde internationale organisée à Abu Dhabi les 10 et 11 novembre, le président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé une mobilisation financière de 20,5 milliards de dollars pour la première année du programme.

Le gouvernement tchadien frappe un grand coup sur la scène financière internationale. Il a réussi à réaliser une prouesse en mobilisant 20,5 milliards de dollars dès la première année du Plan National de Développement (PND) : «Tchad Connexion 2030.» Toute chose qui traduit une confiance renouvelée des bailleurs de fonds et des investisseurs privés envers la vision de transformation du pays.
Ce montant représente près de 70 % de l’enveloppe globale de 30 milliards de dollars prévue pour la réalisation complète du plan quinquennal. Le chef de l’État tchadien a salué «la confiance des partenaires et investisseurs internationaux» qui se sont engagés massivement. Selon les chiffres communiqués, les bailleurs techniques et financiers apporteront 16,4 milliards de dollars, tandis que le secteur privé, en majorité étranger, a signé 40 accords et protocoles d’entente (MoU) pour un total de 4,1 milliards de dollars. «J’adresse une mention spéciale à nos partenaires qui ont répondu présents à l’appel du développement,» a déclaré Mahamat Idriss Déby Itno dans un message adressé à la nation.
Un partenariat stratégique et durable

Avant l’annonce des engagements, le président tchadien a tenu à rassurer les participants : «le Tchad ne propose pas une aventure, mais un partenariat stratégique mutuellement bénéfique, axé sur la transformation économique, la diversification et la modernisation du pays.» Il a notamment mis en avant les opportunités offertes par le marché tchadien, en particulier dans les services financiers numériques, un secteur encore peu exploité, invitant les investisseurs privés à s’y engager davantage.
Un plan de transformation ambitieux
Le PND «Tchad Connexion 2030» vise une croissance économique et sociale profonde. Sur cinq ans, il ambitionne d’augmenter le Produit intérieur brut (PIB) de 60 % et de sortir 2,5 millions de personnes de la pauvreté.
Le programme repose sur 268 projets regroupés en 17 axes stratégiques, couvrant des domaines clés tels que les ressources naturelles, l’industrialisation, les infrastructures, le capital humain et les technologies émergentes. Les résultats de cette première mobilisation confirment la crédibilité de la vision économique du Tchad et traduisent la détermination du gouvernement à bâtir un avenir fondé sur la prospérité et la stabilité durable.

Il faut noter que ce rendez-vous économique a bénéficié du soutien politique avec la participation de Son Altesse Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats Arabes Unis sans oublier la présence de Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo, Ali Lamine Zeine, Premier ministre du Niger ainsi qu’Abebayo Olawal Edun, ministre nigérian de l’économie et des finances.
![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-320x173.jpg.webp)




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