À l’approche de l’évaluation du Maroc par le GAFIMOAN, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), aux côtés de l’ANRF et de la CNASNU, intensifie la mobilisation. Objectif : renforcer les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans un environnement financier de plus en plus complexe.
Dans un contexte marqué par les préparatifs de l’évaluation mutuelle du Maroc par le GAFIMOAN, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), en partenariat avec l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) et la Commission nationale chargée de l’application des sanctions des Nations unies (CNASNU), a réuni les principaux acteurs du marché des capitaux lors d’un séminaire dédié à la LBC/FT.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des dispositifs nationaux face à la sophistication croissante des risques financiers. Elle a rassemblé les dirigeants des sociétés de bourse, des sociétés de gestion et des conseillers en investissement financier autour d’une approche fondée sur les risques.
Des enjeux clairement posés par les régulateurs
Dès l’ouverture, les responsables des trois institutions ont souligné l’importance d’une mobilisation collective. L’évaluation imminente du dispositif marocain par le GAFIMOAN impose en effet une montée en puissance des mécanismes de prévention et de détection des flux illicites.
Déclarations de soupçon : un indicateur-clé
Au cœur des échanges, l’ANRF a présenté un bilan opérationnel de ses interactions avec les entités assujetties. L’accent a été mis sur le rôle déterminant des déclarations de soupçon, considérées comme un baromètre essentiel des dispositifs LBC/FT déployés par les acteurs du marché.
Une cartographie des risques actualisée
Lors de la seconde session, les participants ont pris connaissance des conclusions de l’Évaluation nationale des risques en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
De son côté, l’AMMC a dévoilé une mise à jour de la cartographie sectorielle des risques, mettant en lumière les niveaux de conformité et d’efficacité des dispositifs existants dans les différentes activités qu’elle supervise.
Vers une généralisation de l’approche basée sur les risques
Profitant de cette rencontre, l’AMMC a également présenté son guide dédié à l’approche basée sur les risques. Cet outil vise à accompagner les professionnels du marché dans l’intégration concrète de cette méthodologie au sein de leurs structures.
Une dynamique appelée à se poursuivre
Ce séminaire, le huitième du genre, s’inscrit dans une stratégie globale d’accompagnement des acteurs du marché des capitaux. L’AMMC entend poursuivre ses actions de sensibilisation dans les prochains jours, en phase avec ses priorités pour l’année 2026.
Une institution clé du paysage financier marocain
Pour rappel, l’AMMC est le régulateur du marché des capitaux au Maroc. Elle veille à la protection de l’épargne investie en instruments financiers ainsi qu’au bon fonctionnement et à la transparence du marché.
Membre de l’Organisation internationale des commissions de valeurs depuis 1996, l’Autorité a également adhéré en 2007 au mémorandum multilatéral d’échange et de coopération, positionnant le Maroc parmi les acteurs engagés dans la régulation financière internationale.





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