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Tech : De jeunes ingénieurs tunisiens conçoivent un bras bionique low-cost

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En matière d’innovation, la Tunisie poursuit son petit bonhomme de chemin. Après les avions entièrement « Made in Tunisia » et les robots policiers conçus durant la période de confinement pour faire respecter les mesure sanitaires, voilà une nouvelle fabrication du pays du Jasmin qui risque de faire parler d’elle.

Un groupe de jeunes ingénieurs a produit un bras bionique capable de se substituer à celui d’un handicapé. Fait à partir d’une imprimante 3D, il est capable d’effectuer des préhensions grâce à ses cinq doigts articulés en plastique. Et, cerise sur le gâteau, le tout est articulé grâce aux muscles du bras qui peuvent transmettre les instructions au bras bionique à travers des capteurs.

L’équipe d’ingénieurs de Cure Bionics.

Le fait que les pièces constitutives de cet organe soit fabriquées avec une simple imprimante 3D réduit considérablement les coûts de production et les rend accessibles aux pays à revenus modestes. C’est pourquoi ses concepteurs visent prioritairement le marché africain. L’autre avantage que présente cette création c’est sa recharge par énergie solaire.


C’est Mohamed Dhaouafi, un jeune ingénieur de 28 ans qui a été classé par Forbes parmi les 100 de moins de 30 ans les plus prometteurs, qui est à la tête de cette équipe. Il a conçu son premier prototype pour un projet universitaire lorsqu’il étudiait à l’école nationale d’ingénieurs de Sousse, en Tunisie. Il explique comment l’idée de son projet de fin d’étude est née.

« Nous avions prévu de créer une plateforme de distribution de produits pharmaceutiques », se souvient-il. « Mais un membre de l’équipe avait une cousine née sans main, dont les parents ne pouvaient pas investir dans des prothèses, surtout qu’elle était encore en train de grandir : du coup, on a décidé de se lancer dans la conception d’une main ».

Tunisie, Biotech, Bionique

Mohamed Dhaouafi, jeune ingénieur classé par Forbes parmi les 100 de moins de 30 ans les plus prometteurs, et fondateur de Cure Bionics.

Depuis ce fameux projet a fait un long chemin en remportant des prix et même en convainquant des investisseurs américains à faire confiance à la startup, Cure Bionics qu’il a lancé dès 2017. Actuellement, il a recruté quatre ingénieurs passionnés comme lui qui passent leurs journées devant leurs ordinateurs pour concevoir les logiciels, les capteurs et les organes en plastique.

Photo 1 : main bionique
Photo 2 : Mohamed Dhaouafi, un jeune ingénieur classé par Forbes parmi les 100 de moins de 30 ans les plus prometteurs, à la tête de cette équipe d’ingénieurs

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