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Transformation digitale : L’UA et l’OCDE demandent aux pays d’Afrique d’accélérer le processus

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Dans un contexte bien particulier où le continent vient de connaître en 2020 sa première récession depuis 25 ans, l’Union africaine (UA) et l’ Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) viennent de publier leur troisième rapport annuel conjoint dédié à l’Afrique. Intitulé, «Dynamiques du développement en Afrique 2021 : Transformation digitale et qualité de l’emploi», les deux organisations pointent la nécessité pour le continent de développer les nouvelles technologies, mais surtout d’en faire un levier pour une «croissance plus innovante, inclusive et durable, et ainsi contribuer à la réalisation de l’Agenda 2063».

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA et Angel Gurría le secrétaire général de l’OCDE ont profité de ce rapport produit par leurs experts respectifs pour rappeler «comment cette transformation peut appuyer la création d’emplois et d’opportunités nouvelles d’épanouissement pour les jeunes». Et le moins que l’on puisse dire c’est que le contexte de Covid-19 a eu un effet accélérateur de cette transformation digitale. Puisque les exemples sont nombreux qui démontrent «l’inventivité numérique du continent».

Cette transformation digitale, estime le rapport, peut accélérer l’ouverture des sociétés africaines, encourager l’entrepreneuriat productif, promouvoir une gouvernance transparente, diversifier les économies pour les rendre plus résilientes aux chocs macro‐économiques, et favoriser l’intégration régionale. Mais pour atteindre ces objectifs au moins quatre axes d’intervention sont clairement identifiées par les experts de l’OCDE et l’UA.


Il s’agit d’abord d’ »assurer l’accès universel aux solutions numériques les plus adaptées aux contextes locaux ». En plus des infrastructures de communication et d’énergie, toute une série de politiques publiques sont nécessaires pour développer une numérisation positive pour tous. Il s’agit notamment de réduire les inégalités, en particulier entre femmes et hommes, et entre méga‐cités et campagnes, ainsi que les coûts d’accès aux données, souvent plus élevés que dans les autres régions du monde.

Ensuite, il convient de «faire du numérique un levier de la productivité, notamment pour les PME ». A ce niveau, le rapport reconnaît que plusieurs pays africains montrent l’exemple en protégeant les droits intellectuels et la sécurité numérique, et en facilitant les solutions de financement, dans un cadre juridique qui encourage l’innovation.

Puis, en troisième lieu, il faudra «développer des compétences spécifiques à la quatrième révolution industrielle afin que les qualifications de la force de travail africaine soient en adéquation avec les marchés du 21ème siècle, tout en facilitant l’adoption des innovations numériques par les secteurs informels».

Enfin, selon le rapport, il faut «coordonner les diverses stratégies du numérique aux niveaux continental, régional, national et local pour mieux prioriser, mettre en œuvre, suivre et évaluer les progrès». D’ailleurs, la mise en place de la Zlecaf en 2021 comportera un volet pour instaurer un marché unique numérique africain à même de compléter les approches multisectorielles.

«Pour permettre une reprise économique durable, la transformation digitale doit avoir un impact sur tous les secteurs prioritaires de l’Afrique», estiment Moussa Faki Mahamat et Angel Gurría. Pour ce faire, il faudra l’engagement de tous les acteurs, privés comme publics, et des partenaires du continent.

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