Pour connecter l’ensemble des institutions publiques et privées d’enseignement supérieur d’Afrique à l’Internet à haut débit d’ici 2025, il faudra mobiliser 52 milliards de dollars américains.
Cette évaluation a été réalisée par la Banque mondiale et le cabinet Knowledge Consulting Ltd. qui ont mené une étude de faisabilité sur ce projet dont l’objectif est d’améliorer le cadre d’apprentissage sur le continent.
Dans le rapport «World Bank and Knowledge Consulting Ltd. 2021. Feasibility Study to Connect all African Higher Education Institutions to High-Speed Internet», il est indiqué que «les établissements d’enseignement supérieur – comprenant les universités publiques et privées, les collèges, les instituts de formation technique et les écoles professionnelles – jouent un rôle crucial dans la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, la recherche et la promotion de l’innovation, qui sous-tendent le développement social, la croissance économique et la compétitivité nationale».

Les 52 milliards de dollars comprennent les dépenses liées à la fourniture d’appareils aux étudiants et aux personnels (17,3 milliards), le financement de la mise à niveau des réseaux des campus (27,3 milliards de dollars), le coût de la bande passante pour la connectivité en amont (7,3 milliards) et le développement/soutien des réseaux nationaux de recherche et d’éducation et réseaux régionaux de recherche et d’éducation.
L’étude de faisabilité menée par la Banque mondiale rentre dans le cadre de l’initiative Digital Economy for Africa lancée en 2020 et constitue un des pivots de la stratégie de transformation numérique de l’Union africaine pour l’Afrique (2020-2030) dont l’objectif final est de permettre à chaque individu, entreprise et gouvernement du continent d’accéder au numérique d’ici 2030.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)









