La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a validé en cours de semaine un financement de 30 milliards FCFA en faveur de la compagnie nationale ivoirienne pour l’acquisition de deux Airbus A330- 900 Neo. Cette décision a été entérinée par son Conseil d’administration, elle s’inscrit dans un paquet global de 391,923 milliards FCFA destiné à quinze nouveaux projets dans la sous-région
Ce soutien financier devrait permettre à Air Côte d’Ivoire de prendre de l’altitude afin de concrétiser ses ambitions sur le réseau long-courrier. Avec l’arrivée de deux Airbus A330 Neo, des appareils de nouvelle génération moins consommateurs de carburant, Air Côte d’Ivoire prévoit de desservir plusieurs destinations à potentiel de croissance, dont Paris, Beyrouth, Genève, Londres, New York et Washington. Une expansion qui vise à positionner Abidjan comme un hub aérien en Afrique de l’Ouest.
Selon les projections de la compagnie, l’introduction de ces deux avions dans sa flotte engendrerait la création de 2.160 emplois dont plusieurs centaines autres liés aux services aéroportuaires, à la logistique et au tourisme. A en croire Air Côte d’Ivoire, les recettes fiscales supplémentaires générées par l’activité économique induite, notamment les taxes sur les billets d’avion, les redevances aéroportuaires et les impôts sur les salaires, pourraient atteindre 3 186 milliards FCFA par an.
Air Côte d’Ivoire est l’une des rares compagnies africaines à avoir réalisé des bénéfices en 2024 (ndlr : l’exercice comptable va du 1er avril 2023 au 31 mars 2024 pour coller à la saisonnalité dans le transport aérien mondial).
Avec 52% de part de marché sur son territoire, la compagnie ivoirienne a réussi à redresser sa situation grâce à une stratégie d’investissement offensive. Et avec ces nouvelles acquisitions, elle entend consolider ses positions et améliorer sa profitabilité.





Côte d’Ivoire![Édito | Aviation : la tarification aérienne ou la confusion organisée [Par Jean-Louis Baroux] Sur les grands axes internationaux — transatlantiques Nord ou Sud, par exemple —, la guerre fait rage. Certes, en classe « business », les tarifs sont plus rapprochés, car les transporteurs entendent privilégier la recette à haute contribution. Néanmoins, 10 possibilités sont affichées et les écarts entre la plus élevée et la moins onéreuse sont de l'ordre de 30 %, ce qui reste raisonnable.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Tarif--450x253.jpg)





