Le gouvernement tunisien a encaissé 17 millions de dollars de la cession de deux sociétés de services aéroportuaires appartenant au clan Ben Ali. Tunis espère désormais accélérer le processus du désengagement de l’Etat de toute la galaxie des sociétés contrôlées jadis par les proches de l’ex-président, la plupart étant au bord de la cessation de paiement.
Al Karama Holding, le véhicule qui gère les entreprises confisquées par l’Etat tunisien au clan de l’ex-président Ben Ali, lancera à la mi-janvier 2023 le processus de cession des participations de l’Etat dans le capital de la compagnie aérienne Nouvelair et du spécialiste de la manutention aérienne Nouvelair Handling, rapporte l’agence officielle Tunis Afrique Presse (TAP).
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En avril 2022, la holding avait lancé un appel d’offres international pour le choix d’un cabinet de conseil pour l’accompagner dans la cession de deux sociétés confisquées à Belhassen Trabelsi, gendre de Ben Ali. L’Etat détient 23,85 % du capital de Nouvelair et 2,76 % du tour de table de Nouvelair Handling.
A fin novembre 2022, Nouvelair a transporté près de 1,3 million de passagers, contre 502.000 durant la même période de 2021.
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Selon les données publiées par le ministère des Finances, la cession de ces deux entreprises n’aura rapporté au Trésor tunisien que 54 millions de dinars, soit 17 millions de dollars. C’est loin de l’objectif de 200 millions de dinars inscrit dans la loi de finances de l’année dernière. Plusieurs autres entreprises confisquées aux proches de Ben Ali mises en vente n’ont pas trouvé acquéreurs, en raison des difficultés financières auxquelles elles sont confrontées.





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