Le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Traoré a affirmé avant-hier mardi 03 janvier à Bobo-Dioulasso que la convention PPP (partenariat public-privé) signée avec le groupe français Meridiam pour la gestion du futur aéroport international de Donsin, sera suspendue et son contenu revu, a rapporté l’Agence d’information du Burkina (AIB, l’agence de presse gouvernementale).
Le président burkinabè a tenu ses propos lors d’une rencontre avec les «forces vives» de la région des Hauts Bassins, selon l’AIB.
Le futur aéroport international de Donsin situé à 35 kilomètres au nord-est de Ouagadougou est en construction sur une superficie de 4.400 ha et devrait être prêt dans le premier semestre de 2024 avec une capacité d’accueil de 1 million de passagers par an. Il remplacera l’actuel aéroport international de Ouagadougou construit dans les années 1960 et situé dans le centre-ville densément peuplé.
Le coût d’investissement de ce projet est de plus de 220 millions d’euros.
En octobre 2021, le groupe français Meridiam a signé, avec l’Etat du Burkina Faso, une concession de 30 ans pour la conception, la construction, le financement, l’exploitation et la maintenance du nouvel aéroport.
La signature de l’accord de concession avec le groupe français est décriée par les syndicats des travailleurs de l’aéroport, dénonçant le fait que le groupe français puisse exploiter le futur aéroport pendant 30 ans, avec seulement un investissement de l’ordre de 20% du coût total du projet.
La décision de suspendre ce contrat prise par le président de la Transition intervient quatre jours après que sept personnes ont été tuées et six autres blessées dans l’effondrement d’un bâtiment sur le site de construction de cet aéroport.
Des analystes politiques font le lien avec la lente détérioration des relations entre Ouagadougou et Paris depuis le coup d’État du 30 septembre marquant l’arrivée de la junte actuelle au pouvoir. Depuis le 20 décembre, les autorités burkinabè ont demandé à la France de remplacer son ambassadeur en poste à Ouagadougou Luc Hallade dont le «crime» a été de demander à ses compatriotes installés à Koudougou de se replier vers la capitale pour raisons de sécurité.





Burkina Faso
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