Les subventions mondiales aux producteurs du secteur agricole s’élèvent à 540 milliards de dollars US par an, soit 15 % de la valeur totale de la production agricole.
À l’horizon 2030, ce montant devrait être multiplié par plus de trois pour atteindre 1759 milliards de dollars US. Pourtant, 87 % de ce soutien, soit environ 470 milliards de dollars, entraîne une distorsion des prix et est nuisible sur le plan environnemental et social. Telles sont les conclusions d’un nouveau rapport des Nations unies qui appelle à la réorientation des incitations préjudiciables afin d’atteindre davantage d’objectifs de développement durable d’ici à 2030 et de concrétiser la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes.
Le rapport, intitulé A multi-billion-dollar opportunity : Repurposing agricultural support to transform food systems, publié mardi 14 septembre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), constate que le soutien actuel aux producteurs consiste essentiellement en des incitations par les prix, telles que les droits de douane à l’importation et les subventions à l’exportation, ainsi qu’en des subventions fiscales liées à la production d’un produit ou d’un intrant spécifique. Ces mesures sont inefficaces, faussent les prix des denrées alimentaires, nuisent à la santé des populations, dégradent l’environnement et sont souvent inéquitables, favorisant les grandes entreprises agroalimentaires au détriment des petits exploitants.





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