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9ème Conférence de l’OMC et Programme Post-Bali

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OMC et CIDCPendant deux jours, plusieurs experts conviés par le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) se sont penchés sur l’impact des négociations commerciales sur les pays africains .
Cela a permis d’identifier les opportunités pour ces pays africains et par conséquent de suggérer une démarche commune dans les négociations commerciales.

Quels impacts les négociations commerciales issues du programme post-Bali peuvent-elles avoir sur les pays africains et quelles peuvent être les opportunités à exploiter ? Voilà au moins deux questions auxquelles les négociateurs des pays du continent s’attellent à répondre en permanence. C’est compte tenu de l’importance de la 9ème Conférence ministérielle de l’OMC et du Programme post Bali pour la définition du cadre du commerce international, que le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) et la Banque islamique de développement (BID) ont organisé deux journées d’assistance technique. « L’objectif est d’accompagner les pays membres en matière de négociations
commerciales multilatérales », a affirmé El Hassane Hzaine, directeur général du CIDC. Cet atelier s’est tenu à Casablanca les 24 et 25 mars 2014 avec la participation de plusieurs experts et officiels.

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Mohamed Abbou, ministre marocain délégué au Commerce extérieur était aux côtés de son homologue, Marc Yombouno, ministre du Commerce de la Guinée. Ce dernier arborait une double casquette de ministre guinéen et de président du Groupe africain à l’OMC. Par cet événement, le CIDC entend « relancer son programme d’assistance technique pour les négociations commerciales multilatérales », a ajouté El Hassane Hzaine. Selon lui, « cet atelier intervient après le déblocage du cycle de Doha à la 9ème Conférence ministérielle de l’OMC qui a entériné un des accords les plus prometteurs depuis la création de l’OMC en 1995 en termes d’impact sur le commerce mondial à savoir l’Accord multilatéral sur la facilitation du commerce qui débouchera sur une réduction des coûts des transactions ». Et d’ajouter que : « plusieurs études montrent que le soutien aux chaînes d’approvisionnement pourrait contribuer six fois plus à la croissance et au dynamisme du commerce mondial que le simple fait de réduire les barrières tarifaires. » La réduction de moitié des barrières administratives génèrerait un trillion de dollars d’exportations, 20 millions d’emplois et augmentera le PIB mondial de 960 milliards de dollars.

Pour les pays africains, il est important de pouvoir tirer profit de ces augmentations potentielles en se mettant à niveau, mais également en allant aux négociations munis d’une seule voix. C’est du moins, l’avis de Marc Yombouno, en sa qualité de président du groupe africain à l’OMC, qui soutient qu’il faut éviter les accords bilatéraux etplutôt privilégier l’émergence d’ensembles africains dans les négociations commerciales, avec l’Union européenne, les Etats-Unis ou d’autres partenaires. Les impacts et les opportunités potentielles pour les pays africains ont ainsi fait l’objet de deux demi-journées de travail avec la participation de plusieurs experts. Cela a notamment permis de mettre l’accent sur les conséquences de l’Accord sur la facilitation du commerce pour les pays de la région africaine. « Elle a également mis en exergue les projets et programmes de facilitation du commerce, de l’assistance technique et du renforcement de la capacité disponible au profit des pays africains », note Amadou Ciré Sall, expert du CIDC. Ces deux journées ont également permis d’étudier les résultats de Bali sur l’agriculture, mettant en relief les exigences-clés du G33 et certaines préoccupations exprimées lors des négociations.
Un aperçu a été donné sur la décision d’orienter les stocks publics à des fins de sécurité alimentaire et ce qui est fait pour les mettre en œuvre.

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