Depuis dimanche 12 mai, le réseau Internet connaît de grosses perturbations dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est. Celles-ci interviennent deux mois après la paralysie du «réseau des réseaux» qui avait touché plusieurs pays en Afrique de l’Ouest
Sur toute la côte orientale du continent, les perturbations affectent des millions d’utilisateurs et d’abonnés des opérateurs télécoms en Tanzanie, au Mozambique, au Malawi, au Burundi, au Rwanda, à Madagascar, aux Comores, en Ouganda, en Somalie et au Kenya. Etrangement, l’Ethiopie, l’Erythrée, Djibouti et la Somalie ne sont pas touchés. La situation n’avait toujours pas évolué ce lundi 13 mai en début d’après-midi.
NetBlocks, une ONG britannique qui observe les cas de restrictions d’Internet dans le monde, impute ces incidences aux défaillances affectant les systèmes de câbles sous-marins Seacom et Eassy qui desservent l’Afrique orientale, sans que l’on ne sache pour l’instant leur origine. On sait que les Houtis du Yémen ont menacé à plusieurs reprises de s’en prendre aux câbles sous-marins.
C’est la deuxième fois cette année que l’Internet est «débranché» dans plusieurs pays africains en raison d’incidents sur les câbles sous-marins qui desservent l’Afrique. En mars dernier, des pannes similaires sont intervenues sur les câbles WACS, MainOne, ACE, SAT3, Seacom/TGN, AAE1 et EIG. Une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest, centrale et australe ont été affectés. A ce jour, certains câbles n’ont pas encore été réparés.








![Tribune | Guinée : et si Conakry devenait le prochain hub stratégique des data centers en Afrique de l’Ouest ? [Par Pierre-Samuel Guedj] Dans ce contexte, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest se positionnent pour accueillir ces infrastructures critiques. Si des pôles se sont déjà affirmés, notamment à Dakar ou à Abidjan, un acteur encore relativement discret pourrait émerger dans la prochaine décennie : la Guinée.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Conakry-2-450x242.jpg.webp)


