En marge du Caucus Africain 2025 à Bangui, la capitale centrafricaine, le Président Faustin-Archange Touadéra a exprimé le souhait de voir la banque panafricaine UBA s’installer en République centrafricaine. Cette initiative pourrait renforcer le tissu entrepreneurial local et dynamiser un secteur bancaire encore restreint
Lors d’une audience accordée à Tony Elumelu, Président du groupe United Bank for Africa (UBA), le numéro 1 centrafricain Faustin-Archange Touadéra a plaidé pour l’implantation de la banque en République centrafricaine. Cette rencontre s’est tenue en marge du Caucus Africain 2025, événement ayant rassemblé à Bangui les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du continent.
Si cette implantation se concrétise, la Centrafrique deviendrait le 21ᵉ pays africain à accueillir UBA, qui est déjà présente dans quatre États de la zone CEMAC : le Cameroun, le Tchad, le Congo-Brazzaville et le Gabon. L’objectif de cette expansion est clair : faciliter l’accès au financement pour les PME et les jeunes porteurs de projets, deux piliers essentiels de l’économie locale.
Un secteur bancaire encore étroit mais en progression
Actuellement, seuls quatre établissements bancaires opèrent en Centrafrique : la Banque Populaire Maroco-centrafricaine (BPMC), la Banque saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC), BGFI Bank et Ecobank. Malgré un marché bancaire modeste, les chiffres du troisième trimestre 2024 montrent une amélioration notable de l’accès au crédit.
Selon la BEAC, 6 454 crédits ont été octroyés sur cette période, contre 5 103 l’année précédente, soit une hausse de 26,47 %. BGFI Bank domine le secteur avec près de 46 % des crédits distribués, suivie d’Ecobank et de la BSIC. Les entreprises ont capté plus des trois quarts des montants prêtés, tandis que les PME, pourtant principales pourvoyeuses d’emplois (80 % selon les autorités), n’ont reçu que 13,90 % des fonds, bien qu’en hausse par rapport à 2023.
Un appui renforcé à l’entrepreneuriat grâce à la Fondation Tony Elumelu
Outre l’éventuelle implantation de UBA, l’audience entre le chef de l’État centrafricain et Tony Elumelu a permis d’évoquer les activités de la Tony Elumelu Foundation. Cette organisation philanthropique soutient les jeunes entrepreneurs africains à travers une formation en gestion d’entreprise et un financement de leurs projets.
À ce jour, la fondation a appuyé plus de 24 000 jeunes sur le continent, dont 23 en Centrafrique. L’arrivée de UBA dans le pays pourrait renforcer l’impact de cette fondation en facilitant le financement des initiatives portées par une jeunesse ambitieuse, mais souvent freinée par le manque d’accès aux services bancaires.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



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