Dans un contexte international encore instable, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)continue de surprendre par la solidité de sa trajectoire économique. Au troisième trimestre 2025, la zone affiche une croissance soutenue, portée par une demande intérieure dynamique et par un regain durable de confiance des acteurs économiques.
L’économie de l’UEMOA poursuit sa progression à un rythme élevé. D’après les statistiques les plus récentes de la BCEAO, le PIB de l’Union a enregistré une hausse de 6,6% en glissement annuel au troisième trimestre 2025, contre 6,5% au trimestre précédent.
Si l’accélération reste modérée, elle confirme néanmoins la capacité de la zone à maintenir une croissance robuste et relativement homogène. Dans un environnement mondial marqué par les incertitudes géopolitiques et financières, cette performance témoigne de la résilience structurelle de l’espace communautaire.
La confiance des entreprises, socle de la croissance
Le climat des affaires demeure solidement ancré en zone favorable. L’indice de confiance des chefs d’entreprise s’est établi à 101,20 points, gagnant 0,3 point par rapport au trimestre précédent et se maintenant nettement au-dessus de sa moyenne de long terme.
Cette évolution traduit une amélioration progressive mais constante des anticipations des opérateurs économiques. Elle constitue un signal encourageant pour la poursuite des investissements privés et le renforcement de l’activité productive. À ce stade de l’année, l’acquis de croissance atteint déjà 6,2%, offrant à l’Union une base solide pour conclure l’exercice 2025 sur une performance élevée.
Les services, principal levier de l’activité
La structure sectorielle de la croissance reste dominée par le tertiaire, véritable moteur de l’expansion régionale. Au troisième trimestre, sa contribution au PIB s’est renforcée pour atteindre 3,6 points de pourcentage, contre 3,4 points précédemment.
Cette dynamique reflète la vitalité de la consommation intérieure, l’intensification des échanges commerciaux ainsi que le développement continu des services financiers, numériques et administratifs.
Le secteur primaire affiche, quant à lui, une contribution stable de 1 point de pourcentage. Cette performance relativement constante traduit une résilience des activités agricoles et extractives, malgré des conditions climatiques parfois défavorables et des contraintes logistiques persistantes.
Le secteur secondaire enregistre un léger ralentissement. Sa contribution ressort à 2 points de pourcentage, en recul marginal par rapport au trimestre précédent. Ce fléchissement n’altère toutefois pas la solidité globale de l’industrie et du BTP, mais met en lumière les défis liés aux coûts de production et aux tensions sur l’approvisionnement énergétique.
Des trajectoires nationales diverses mais globalement solides
Au niveau des États membres, la croissance reste bien répartie, même si des disparités subsistent. Le Sénégal se distingue avec une progression de 7,7%, talonné par le Bénin (7,6%) et le Niger (7,5%). Ces résultats reflètent l’impact combiné des investissements publics, des réformes économiques et de l’émergence de nouveaux relais de croissance.
Le Burkina Faso enregistre une croissance de 6,8%, tandis que la Côte d’Ivoire, pilier traditionnel de l’Union, affiche un taux de 6,2%. Le Togo suit de près avec 6,1%, devant la Guinée-Bissau à 5,6%. Le Mali ferme la marche avec une croissance de 4,6%.
En somme, on peut dire que l’UEMOA a abordé le dernier virage de l’année 2025 avec des voyants au vert. Entre une consommation intérieure qui ne faiblit pas et des réformes qui portent leurs fruits, l’Union s’impose comme un pôle de stabilité et de croissance en Afrique subsaharienne.











