Le taux d’inflation a continué sa tendance haussière en Afrique du Sud, atteignant 7,1 % en mars, contre 7 % en février, a annoncé mercredi 19 avril l’Agence sud-africaine des statistiques « Stats SA ».
« Contrairement aux prévisions, l’Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté d’un point de pourcentage complet de février à mars, la plus forte hausse mensuelle depuis juillet de l’année dernière », a déclaré « Stat SA » dans son rapport mensuel sur l’inflation dans le pays.
Elle a ajouté que cette situation est attribuée en grande partie à une nourriture plus chère, les prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées ayant augmenté de 14 % au cours de cette période, la plus forte augmentation enregistrée en 14 ans.
« Les prix du lait, des œufs et du fromage ont également augmenté de 13,6 %, alors que les prix du carburant ont connu une hausse de 4,5 % », a-t-elle poursuivi.
Par ailleurs, les frais de scolarité ont augmenté de 6,3 % dans le primaire et le préscolaire, de 5,8 % dans le secondaire et de 5,3 % dans les établissements d’enseignement supérieur, signale-t-on, notant que les prix des manuels scolaires ont bondi de 11,3 %, la plus forte augmentation annuelle depuis 2009.
Face à l’inflation persistance qui affecte le pays, la Banque centrale sud-africaine (SARB) a décidé fin mars de relever son taux directeur de 50 points de base, le portant à 7,75%, son niveau le plus élevé depuis 2009.
Le gouverneur de la SARB, Lesetja Kganyago, avait souligné que l’objectif de la politique monétaire adoptée est de ramener l’inflation vers du point médian de la fourchette cible.
Rappelant que l’inflation globale avait dépassé l’extrémité supérieure de la fourchette cible depuis le deuxième trimestre 2022, il a noté qu’elle devrait rester au-dessus de l’objectif jusqu’au troisième trimestre de l’année en cours.
Selon les observateurs, la décision de la SARB pourrait contribuer à aggraver la situation économique en Afrique du Sud, le PIB sud-africaine s’étant déjà contracté de 1,3% au quatrième trimestre 2022, sur fonds d’une crise énergétique aiguë et d’une détérioration des perspectives mondiales.





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