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Pour le Haut-commissariat au Plan, la relance de l’économie marocaine, amorcée en 2023, s’est heurtée au 1er trimestre, à une accumulation de chocs qui ont lourdement impacté les filières secondaires, entraînant un repli de leur valeur ajoutée de 1%, après 10 trimestres de hausses consécutives.

L’économie marocaine aurait progressé de 4,8 % au deuxième trimestre 2026 en variation annuelle, indique le Haut-commissariat au Plan (HCP) dans une note de conjoncture publiée jeudi 16 juillet. L’organisme public chargé de statistiques relève que la croissance a été tirée principalement par « le rebond de l’activité agricole, la résilience des services et le maintien d’une demande intérieure dynamique.» La croissance du PIB retrouverait plus de vigueur au troisième trimestre, pour s’établir à 5,4%, en rythme annuel, grâce, notamment, à une reprise des filières secondaires.

Le numéro deux gabonais a révélé au passage qu’un audit de la dette intérieure a été diligenté afin de «mettre de l’ordre dans les engagements du Trésor,» et accélérer l’apurement d’impayés auprès des opérateurs économiques et des créanciers du pays. La Banque mondiale avait d’ailleurs suspendu ses décaissements à Libreville en raison d'accumulation d’arriérés, ce qui a poussé le Trésor à se tourner vers les marchés de capitaux régionaux pour couvrir ses besoins de financement.

Le Gabon n'envisage pas de restructuration, ni de rééchelonnement de sa dette. En revanche, il est en train de revoir le calcul de son PIB, afin d’améliorer son ratio dette/PIB, a déclaré mercredi 22 octobre le vice-président gabonais, Alexandre Barro Chambrier, en marge du sommet Afrique organisé par Financial Times à Londres

Cette révision, réalisée avec l’assistance technique du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, fait apparaître une augmentation du PIB de 51,2 %, «traduisant une image plus fidèle et plus complète de la structure économique nationale,» indique un communiqué de la Présidence de la République.

Conakry a procédé à un important exercice de réajustement (une technique d’actualisation de l’année de référence, appelée rebasage) du Produit Intérieur Brut (PIB), une opération conduite par l’Institut National de la Statistique (INS) sous la supervision du ministère du Plan et de la Coopération internationale.

Cette initiative intervient alors que le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu son programme d’aide au Sénégal, après la révélation en 2024 de plusieurs milliards de dollars de dette non déclarée. Dans la foulée, S&P Global Ratings a abaissé la note du pays à B-, mettant en lumière un ratio dette/PIB estimé à près de 120 %, un niveau jugé préoccupant. Face à ces critiques, les autorités estiment que ce ratio pourrait être exagérément gonflé, en raison d’une base de calcul «obsolète.» «L’exercice de rebasage du PIB est en cours depuis un certain temps. Il vise à mieux refléter le niveau réel de développement économique du Sénégal,» a indiqué le ministère des Finances, sans avancer de chiffre précis.

Le ministère sénégalais des Finances a annoncé, mardi 15 juillet 2025, le lancement d’un exercice de révision du produit intérieur brut (PIB), dans un contexte de vive tension économique marqué par une nouvelle dégradation de la note souveraine du pays. Une manœuvre comptable aux implications majeures, censée améliorer l’image de la dette publique, sans toutefois lever les inquiétudes sur la soutenabilité des finances nationales

L’annonce de l’insincérité des comptes publics a été un choc pour l'arrangement en cours avec le FMI, car elle modifie le chemin fiscal convenu, relèvent les analystes d’Allianz Trade. Selon de nouvelles estimations, le déficit budgétaire s'élevait à 11 % du PIB en 2024, au lieu des 5,5 % affichés. Résultat, une renégociation avec le FMI est en cours. Le nouveau ministre des Finances a assuré aux créanciers internationaux que le nouveau gouvernement travaillera à ramener le déficit budgétaire à 3 % d'ici 2027.

Dakar n’en a pas fini de payer les conséquences du tripatouillage des comptes de l’Etat sous l’ancien régime. Dans une note du 28 mars dernier, l’assureur-crédit Allianz Trade a dégradé la note risque pays du Sénégal, passée de C2 à C3 du fait d’une aggravation de 25 % du ratio dette/PIB, conséquence d’une dette non déclarée entre 2019 et 2024, justifie le premier groupe européen d’assurance-crédit