Un conseiller municipal d’un petit parti musulman, Thapelo Amad, a été élu vendredi 27 janvier maire de Johannesburg, ce qui en fait le premier musulman à la tête de la capitale économique de l’Afrique du Sud.
A 41 ans, membre du parti Al Jama-ah, Amad a été élu par le conseil municipal en remplacement de Mme Mpho Phalatse, de l’Alliance démocratique (DA), le premier parti d’opposition du pays. Je suis « honoré » et « ému », a-t-il réagi: « c’est un jour historique pour l’Afrique du Sud, et particulièrement Johannesburg, avec le premier maire musulman de la plus grande métropole du pays ». Amad a été élu avec le soutien du parti au pouvoir au niveau national, le Congrès national africain (ANC), qui a le plus de sièges au conseil municipal mais avait échoué à obtenir la majorité absolue au scrutin de 2021. L’élection de Amad, une surprise dans la mesure où son parti ne détient que 3 des 270 sièges du conseil, intervient après des mois de manœuvres politiques et de batailles juridiques. Sa prédécesseure, Mme Phalatse, 45 ans, a été évincée par un vote de défiance plus tôt dans la semaine. Le troisième vote de censure auquel la maire était confrontée depuis septembre, mais elle avait jusqu’alors été rétablie en fonction par les tribunaux. En 2021, Mme Phalatse était devenue elle-même la première femme noire à diriger Johannesburg, après que l’ANC avait enregistré sa pire performance à des élections municipales depuis l’avènement de la démocratie en 1994.





Afrique du Sud![Tribune | Géostratégie : l’Afrique et son dividende géopolitique, en tirer parti ou le gaspiller [Par Igor Galo] La concurrence entre la Chine et les États-Unis a ouvert une fenêtre d'opportunité pour de nombreux pays en développement. Sur l'échiquier mondial, où les superpuissances se disputent alliés, ressources et chaînes d'approvisionnement, la capacité à négocier des conditions plus favorables n'est plus l'apanage des grandes puissances. Le Japon, l'Inde et l'Union européenne jouent eux aussi leurs cartes pour renforcer leurs relations avec l'Afrique, intensifiant une compétition qui pourrait bénéficier à ceux qui, pendant des décennies, ont été cantonnés au rôle de simples fournisseurs de matières premières.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Geopolitique--450x214.jpg)
![Tribune | Fête de l’Unité : le 31 octobre, un nouveau marqueur de l’histoire nationale et diplomatique du Maroc [Par Benadada Rabii] RABAT – Le Maroc célèbre, ce 31 octobre 2026, la première édition de la Fête de l’Unité (Aïd Al Wahda), une nouvelle journée nationale instaurée par le Roi Mohammed VI et intégrée au calendrier des fêtes officielles du Royaume.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Liesse-nationale--450x300.avif)

![Tribune | Sahara : la fin de la MINURSO referme le chapitre du référendum et ouvre celui de l’autonomie [Par Pr. EL Hassane Hzaine] La Charte de 1945 ne mentionne en effet jamais le « maintien de la paix ». Le chapitre VI organise le règlement pacifique des différends ; le chapitre VII autorise le Conseil de sécurité à prendre des mesures coercitives, y compris militaires. Entre les deux s'ouvre un espace que Dag Hammarskjöld, secrétaire général de 1953 à 1961, a qualifié de « chapitre VI et demi ».](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Minurso-450x224.jpg)


