La révélation est du cabinet d’avocats d’affaires international Linklaters qui a publié un rapport publié le 23 mars qui va à l’encontre d’une idée largement répandue. En effet, selon cette étude de ce cabinet spécialisé dans le conseil aux entreprises, banques, institutions financières et aux organismes gouvernementaux, le Japon investit beaucoup plus que la Chine dans le financement des projets en Afrique. « Sur les 4,2 milliards de dollars que les pays asiatiques ont investi durant l’année écoulée dans la réhabilitation des routes, l’adduction d’eau, le déploiement de réseaux d’assainissement et la construction d’oléoducs et de gazoducs, les investisseurs japonais ont apporté 3,5 milliards de dollars », souligne ce rapport. Et d’ajouter : «Le Japon se positionne désormais comme le contributeur le plus actif au financement des projets en Afrique. Dans ce domaine, le pays du Soleil levant investit près de trois fois plus que la Chine, qui est souvent considéré à tort comme l’investisseur asiatique le plus actif sur le continent ». La Chine arrive en deuxième position dans le classement des plus gros pays asiatiques qui mobilisent des fonds pour des projets en Afrique. Dans ce domaine, l’empire du Milieu a investi 11,9 milliards de dollars sur le continent au cours de la dernière décennie. L’inde arrive en troisième position, selon Linklaters.
jeudi 23 avril 2026
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