Le système multilatéral mondial est appelé à se réinventer pour s’adapter aux défis et aux réalités du 21ème siècle, ont affirmé, jeudi à Marrakech, les participants à un panel de haut niveau dans le cadre de la 12ème édition de la conférence internationale « The Atlantic Dialogues ».
Intervenant lors d’une session plénière sur le thème « L’avenir des partenariats stratégiques et du multilatéralisme », la présidente de l’Association Europartenaires, Mme Elizabeth Guigou, a fait observer que « l’ordre mondial qui a été établi par les Etats-Unis et les vainqueurs de la 2ème guerre mondiale, y compris l’Union Soviétique, est profondément ébranlé aujourd’hui ».
Mme Guigou a expliqué que le multilatéralisme est plus nécessaire que jamais au moment où le « monde se fragmente avec une tendance mondiale de repli sur soi ». « On ne peut trouver les solutions que dans la coopération » pour résoudre les défis mondiaux comme le changement climatique et la révolution numérique, a-t-elle souligné, avertissant qu’on « ne peut plus avoir de partenariats déséquilibrés entre le Nord et le Sud ».
Abondant dans ce sens, l’ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Mme Ana Palacio, a soutenu qu’il « faut revoir notre définition du multilatéralisme en donnant la parole au Sud ».
L’inefficacité du Conseil de sécurité
« Le monde a changé, il faut assimiler cela », a-t-elle martelé, notant que le système multilatéral est fondé sur un paradigme, à savoir la paix comme but ultime.
De son côté, le président exécutif du Newbridge Advisory (Royaume Uni), M. John Sawers, a appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies, qu’il a jugé « inefficace ».
Les conflits et les crises que connaît le monde aujourd’hui ont démontré l’inefficacité du Conseil de sécurité sous sa forme actuelle, d’où la nécessité de l’élargir, a-t-il plaidé.
Pour sa part, le Conseiller militaire au sein du Bureau des affaires militaires du Département des opérations de paix de l’ONU, M. Birame Diop, a affirmé qu’il faut démontrer au grand public quelle est « la valeur ajoutée » du multilatéralisme.
Pour cela, a-t-il dit, il faut souligner les risques qui sont liés aux autocraties, au populisme, au nationalisme et à l’extrémisme.
« Il faut choisir entre le multilatéralisme, qui est peut-être la solution la moins mauvaise pour résoudre nos problèmes mondiaux, et l’autocratie qui nous a mené vers des impasses à travers l’histoire », a relevé M. Diop.
La 12ème édition de la conférence internationale annuelle du Policy Center for the New South (PCNS) « The Atlantic Dialogues », s’est ouverte, jeudi, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.





Maroc![Eclairage |Résilience portuaire et logistique : de nouveaux leviers stratégiques en temps de crise dans le Golfe persique [Par Moda Assié] Dans ce contexte, la résilience logistique devient un atout stratégique. Les ports capables de maintenir une continuité opérationnelle, même en période de turbulence, sont devenus aussi précieux que les matières premières qu’ils permettent d’acheminer. Non parce qu’ils échappent aux crises, mais parce qu’ils en amortissent les effets.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/SAFAGA-450x300.jpg)

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


![Tribune | Après la tempête : le Golfe entre rivalités et réconciliations, quels chemins vers une paix durable ? [Par Pr. El Hassane Hzaine]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/MO-450x271.jpg)
