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Le problème est d’abord structurel. Le Conseil de sécurité, cœur du système, reste verrouillé par cinq membres permanents dotés du droit de veto, reflet d’un rapport de force figé à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Cette architecture n’a pas évolué, alors que le monde, lui, s’est déplacé : les puissances émergentes, Inde, Brésil, Afrique du Sud, n’ont pas voix au chapitre, et l’Afrique entière reste absente de la gouvernance stratégique mondiale. Résultat : dès que l’une des grandes puissances est en cause, l’ONU se paralyse. La guerre en Ukraine et le conflit à Gaza l’ont démontré : le veto russe ou américain suffit à empêcher toute décision contraignante.

Il est devenu presque banal, dans les cercles diplomatiques comme dans les rédactions, de constater que l’Organisation des Nations unies ne «fonctionne plus.»Cette idée n’a pourtant rien d’un slogan. Elle résume une évidence : l’ONU, conçue en 1945 pour empêcher le retour des cataclysmes mondiaux, ne parvient plus ni à prévenir les crises majeures, ni à imposer des solutions justes et durables. Les guerres qui se prolongent, les vetos qui s’accumulent, les résolutions qui s’empilent sans effet… tout concourt à l’impression qu’un cycle historique se termine

L'élection de la République Démocratique du Congo en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2025–2026 marque un tournant stratégique et symbolique. Cette accession à l’une des plus hautes instances de gouvernance mondiale représente une victoire diplomatique majeure et repositionne la RDC sur l’échiquier des nations influentes

L'élection de la République Démocratique du Congo en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2025–2026 marque un tournant stratégique et symbolique. Cette accession à l’une des plus hautes instances de gouvernance mondiale représente une victoire diplomatique majeure et repositionne la RDC sur l’échiquier des nations influentes

"Le monde a changé, il faut assimiler cela", a-t-elle martelé, notant que le système multilatéral est fondé sur un paradigme, à savoir la paix comme but ultime. De son côté, le président exécutif du Newbridge Advisory (Royaume Uni), M. John Sawers, a appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies, qu’il a jugé "inefficace".

Intervenant lors d’une session plénière sur le thème "L’avenir des partenariats stratégiques et du multilatéralisme", la présidente de l’Association Europartenaires, Mme Elizabeth Guigou, a fait observer que "l’ordre mondial qui a été établi par les Etats-Unis et les vainqueurs de la 2ème guerre mondiale, y compris l’Union Soviétique, est profondément ébranlé aujourd’hui".

Le Souverain a relevé que les représailles militaires israéliennes dans la bande de Gaza ont mis en évidence de flagrantes violations des dispositions du droit international et du droit international humanitaire, réaffirmant à ce propos Son rejet et Sa condamnation "de toutes les exactions commises, de la politique de punition collective, de déplacement forcé et de toute tentative visant à imposer un nouveau fait accompli".

Le Roi du Maroc a appelé les puissances agissantes et le Conseil de sécurité à "mettre de côté leurs dissensions pour œuvrer de concert à l’adoption d’une résolution qui visera, de manière décisive et contraignante, l’application immédiate d’un cessez-le-feu durable, selon les règles du droit international et du droit international humanitaire".