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Sur la conjoncture économique, Bank Al-Maghrib se montre plutôt confiant. Selon ses prévisions, le PIB agricole marquerait un rebond de 16% cette année tenant compte d’une récolte céréalière attendue à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite accuser un repli de 7,6% en 2027 sous l’hypothèse d’un retour à une production céréalière moyenne. Pour les activités non agricoles, leur rythme devrait se consolider à 4,2% en moyenne en 2026 et en 2027, après 4,5% en 2025.

Pour sa première session de l’année tenue mardi 17 mars, le Conseil de politique monétaire de Bank Al-Maghrib (la Banque du Maroc) a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%. Comme ses consœurs un peu partout dans le monde, Bank Al-Maghrib marche sur une corde raide au regard du contexte géopolitique. La devise des banquiers centraux semble être la suivante : «dans le doute, il faut s’abstenir»

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«Grâce à une intégration fluide et à une coopération stratégique avec GCL, nous mettrons en place une chaîne de valeur complète, de l’extraction du gaz naturel à la production d’engrais, franchissant ainsi une étape cruciale vers une plus grande autonomie de l’Afrique en matière de sécurité alimentaire», a déclaré Aliko Dangote, Président-directeur général de Dangote Industries Limited, cité dans le communiqué publié par le groupe. Dans le contexte actuel d’embrasement des cours internationaux du gaz naturel, ce contrat est aussi une façon pour Dangote Industries de sécuriser les prix de ses approvisionnements.

Le groupe Dangote Industries a annoncé un méga contrat d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) sur une période de 25 ans avec le groupe chinois GCL pour alimenter son usine d’engrais en construction actuellement à Gode, en Ethiopie. La transaction a été conclue sur la base de 4,2 milliards de dollars US. Le gaz naturel fourni par GCL Group sera extrait du champ gazier de Calub, situé dans le bassin de l’Ogaden en Ethiopie, et acheminé via un pipeline de 108 kilomètres vers le complexe d’engrais de Dangote à Gode

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Les prix mondiaux de la bauxite ont chuté de 20 à 35 % par rapport aux sommets atteints en 2025 en raison des arrêts de production inattendus en Guinée, a déclaré Tom Price, analyste-responsable des matières premières à la banque d'investissement Panmure Liberum. Les cargaisons de référence de bauxite provenant de Guinée et d'Australie se négocient actuellement entre 60 et 70 dollars la tonne.

La Guinée, premier producteur mondial de bauxite, envisage d’introduire des quotas d’exportation pour les sociétés minières dès ce mois de mars, selon «des sources proches du dossier», rapporte l’agence Reuters. Cette décision intervient au moment où les cours mondiaux de la bauxite, principal intrant servant à la production de l’aluminium décrochent et les coûts logistiques des expéditions flambent, faisant fondre les revenus

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Dans un communiqué, les cimenteries visées- Sococim Industries, Les Cimenteries du Sahel, Dangote Cement Sénégal et Ciments de l'Afrique Sénégal- ont réagi avec en rappelant «qu'elles ont toujours évolué dans un cadre de partenariat avec l'Etat, à travers des conventions conformes aux orientations nationales visant à encourager les investissements industriels».

C’est un nouveau front à très haut risque que vient d’ouvrir le Premier ministre sénégalais. Lors d’une conférence de presse tendue jeudi 12 mars, Ousmane Sonko a indiqué qu’il allait dénoncer toutes les conventions liant l’Etat aux 4 sociétés de cimenterie opérant dans le pays au motif qu’elles entraîneraient «un manque à gagner de plus de 400 milliards FCFA» au Trésor.  En gros, il s’agit d’effacer d’un trait, les incitations (dépenses) fiscales dont bénéficient ces industriels, quitte à mettre en danger les business-plans adossés à leurs investissements, et surtout créer un climat d’insécurité juridique pour les opérateurs économiques en reniant la parole de l’Etat

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Dans sa première réaction, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, y a vu «un signe de confiance de la communauté financière dans les réformes engagées par le chef de l’Etat, le Général Mamadi Doumbouya». Beaucoup moins pompeux, les analystes de Standard & Poor’s disent à peu près la même chose : «la perspective positive reflète la forte augmentation des réserves de change de la Guinée, qui constituent des amortisseurs supplémentaires dans un contexte macroéconomique volatil, la hausse des recettes non minières, la dynamique positive des réformes et les solides perspectives de croissance économique».

Dans une note de synthèse publiée le vendredi 13 mars dans la soirée, l’agence S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a relevé la perspective du rating de la Guinée de stable à positive. Parallèlement, le major mondial de la notation financière a confirmé les notations de crédit souverain à long terme et à court terme du Trésor guinéen à « B+/B »

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Le Premier ministre sénégalais l'a désigné comme l'un des principaux contrevenants du secteur minier. ICS est contrôlée par Indorama Corporation, une société privée basée à Singapour. Il faut s’attendre à une cascade d’actions de demandes de dédommagements et d’indemnisations devant les cours d’arbitrage visant l’Etat sénégalais.

C’est un coup de tonnerre et une offensive qui ont secoué les milieux économiques. Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a déclaré jeudi 12 mars que le contrat gazier du groupe énergétique anglo-néerlandais BP est «inéquitable» et qu’en conséquence, il est révoqué, comme le sont 71 permis miniers. Par ailleurs, le gouvernement a gelé les comptes bancaires d’Industries Chimiques du Sénégal (ICS) jusqu’à ce que le groupe, spécialisé dans les phosphates et les engrais, verse à l’Etat 250 milliards de francs CFA (380 millions d’euros)

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Après avoir presque triplé en 2024 pour atteindre des niveaux records, les contrats à terme sur le cacao ont perdu les trois quarts de leur valeur et se négocient actuellement autour de 3.300 dollars la tonne en raison d'un excédent mondial de fèves.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire envisage de réformer son système de commercialisation du cacao en alignant davantage les prix réglementaires de reprise aux agriculteurs sur les prix internationaux, ont indiqué des autorités gouvernementales, rapporte l’agence Reuters. Cette décision fait suite à une forte baisse des prix mondiaux du cacao, qui a déclenché une crise des ventes dans la filière et entraîné une accumulation de fèves invendues à l’intérieur du pays et dans les entrepôts portuaires

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Parallèlement, la devise américaine s'est appréciée de plus de 1,5 % comparé à un panier de devises majeures. Son cours se rapproche de son plus haut niveau depuis novembre 2025, grâce notamment à son statut de valeur refuge, mais aussi parce que les Etats-Unis sont un exportateur net d'énergie.

Le billet vert s’est apprécié par rapport aux principales devises pour la troisième journée consécutive ce jeudi 12 mars, restant proche de ses plus hauts niveaux de l’année alors que l’envolée des prix de l’énergie continue d’alimenter les craintes d’inflation. Ce tableau pourrait contraindre les banques centrales à réévaluer la nécessité de hausses de taux d’intérêt en relevant leurs principaux taux directeurs

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