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Banque Centrale Populaire. L’activité en Afrique subsaharienne en forme

A fin juin 2015, la Banque Centrale Populaire du Maroc (BCP) affiche des agrégats financiers solides. La présentation des résultats du groupe par son PDG Mohamed Benchaâboun, un exercice semestriel obligatoire, a mis l’accent sur l’appétit africain du groupe.

Mohamed Benchaaboun, PDG de la BCP, entouré par le management du Groupe

Mohamed Benchaaboun, PDG de la BCP, entouré par le management du Groupe

Les filiales subsahariennes ont contribué “vigoureusement” à la performance du groupe, lancera à maintes reprises le PDG de la BCP lors de la présentation des résultats financiers de son établissement. Le premier semestre 2015 s’est, ainsi, distingué par la poursuite du développement des activités du groupe en Afrique, notamment la prise de contrôle de quatre compagnies d’assurance et l’acquisition majoritaire de BIA Niger. Au niveau des comptes, la BCP a renforcé ses positions en alignant son évolution avec celle du secteur. Les dépôts ont atteint 236,2 milliards de dirhams en hausse de 3% par rapport à la même période l’exercice écoulé et en alignement quasi parfait avec la moyenne du secteur bancaire (+3,1%). La rubrique (Dépôts) doit son rendement aux clients dits particuliers dont les versements ont progressé de 6% à 87,5 milliards de dirhams. Les dépôts des “Marocains du monde”, vocable désignant les immigrés du Royaume, ont atteint 0,8 milliard de dirhams, soit 2% de plus que l’année dernière, représentant en parts de marché plus de 51% de l’ensemble des dépôts collectés par le secteur bancaire auprès des résidents marocains à l’étranger, l’une des principales mannes de devises pour le Royaume. De l’autre côté, la banque a distribué plus de 208,5 milliards de dirhams de crédits, soit une hausse de 1,2% par rapport au premier semestre 2014, contre une hausse moyenne affichée par le secteur de 1,5% pour la même période. Dans l’ensemble, le groupe a dégagé un produit net bancaire de 7,7 milliard de dirhams, en hausse de 3,4%, performance handicapée par le poids des provisions pour risques généraux (2,8 milliards de dollars), notamment une provision exceptionnelle pour couvrir le risque “SAMIR”, le raffineur du pays en quasi cessation de paiement. Benchaâboun a, toutefois, relativisé le poids de la dette de la SAMIR auprès de sa banque en expliquant que celle-ci, bien qu’elle soit importante est couverte à hauteur des deux tiers par des sûretés réelles. La meilleure garantie qui soit… une hypothèque sur le foncier du raffineur.

Actualité oblige, le sujet des provisions est celui sur lequel toutes les banques du Royaume sont attendues.

Le risque SAMIR

La SAMIR, unique raffineur du pays est en déconfiture avancée et le poids de son endettement donne des sueurs froides au marché financier. A juin 2015, le système bancaire cumulait des engagements de l’ordre de 10 milliards de dirhams auprès de la SAMIR. De son côté, l’Etat a engagé un bras de fer avec les patrons de Corall. Le holding saoudien propriétaire de la raffinerie a vu ses comptes bancaires saisis par la douane marocaine qui lui réclame une dette de 13 milliards de dirhams. Un premier round de négociations a permis de trouver une issue au compte-goutte pour le versement des salaires aux 905 collaborateurs. De leur côté, les banques sont dans l’expectative même si elles déclarent toutes avoir anticipé d’une manière ou d’une autre le risque SAMIR.

Banque & Finance BCP Mohamed Benchaaboun Samir

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