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Le baril atteint 68-70 dollars, une zone de confort pour les producteurs

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Les prix du pétrole ont poursuivi leur ascension lundi 8 mars, le Brent dépassant brièvement 70 dollars le baril, dopé par des attaques contre les installations pétrolières d’Arabie Saoudite et par les limitations volontaires de production de l’Opep+.

A ce niveau de prix, les pays producteurs sont dans une zone de confort inespérée, sauf pour certains dont l’économie trop dépendante du pétrole nécessite des cours nettement plus importants pour retrouver l’équilibre. Pour le Nigeria par exemple, avec un tel niveau de cours, il va rapidement reconstituer ses réserves de change. Le géant ouest-africain peut ainsi échapper au diktat du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui exigeaient une dévaluation du naira face au dollar et à l’euro.

Pour un pays comme l’Algérie, c’est un peu plus compliqué certes, puisque l’économie, moins diversifiée, dépend en bonne partie des hydrocarbures dont la production en volume est en constante baisse. Les recettes des exportations proviennent du pétrole et du gaz à hauteur de 92% à 95% et les revenus du trésor à 72%. Il faut un baril autour de 105 dollars pour que les grands équilibres macroéconomiques algériens reviennent. Mais, au moins autour de 70 dollars, le pays peut limiter la chute vertigineuse de ses réserves de change. Ces dernières, faut-il le rappeler sont passées de 200 milliards de dollars à moins de 30 milliards de dollars entre 2014 et fin 2020.

Enfin, il y a tous les quatre pays autour de l’équateur que sont l’Angola, le Gabon, le Congo ou encore la Guinée équatoriale qui ont vu leur situation d’endettement exploser et qui commencent à voir le bout du tunnel. Si les prix continuent leur ascension, il va sans dire que le redressement de ces économies durement affectées par la pandémie et la baisse de la manne pétrolière pourrait être accéléré.

Or, certains évènements récents militent à la faveur du maintien des cours à un niveau légèrement élevés. D’une part, les pays de l’Opep+ ne veulent pas du tout augmenter l’offre mondiale et de l’autre, il y a les réservoirs endommagés en Arabie Saoudite. En effet, l’un des parcs de réservoirs pétroliers du port de Ras Tanoura, un des plus grands ports pétroliers du monde, a été attaqué ce lundi matin même par un drone venant de la mer, a indiqué le ministère saoudien dans un communiqué, précisant que le drone avait été détruit. Et, la possibilité de dégâts à Ras Tanoura est particulièrement inquiétante pour le marché, quoi qu’il fasse le bonheur du Nigeria, de l’Algérie ou de l’Angola, pour ne citer ceux-là.

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