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Brexit: De réelles opportunités pour les pays africains

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En prélude à sa sortie de l’Union européenne, la Grande-Bretagne mène une véritable offensive auprès des pays du continent pour conclure des accords bilatéraux. Après les géants anglophones, notamment le Nigeria, le Kenya, le Ghana ou encore l’Afrique du Sud, c’est au tour des francophones de s’y mettre. La Côte d’Ivoire vient de ratifier la convention qui la lie désormais à Londres, alors que le Royaume du Maroc en a signé une. Au total, 13 pays sont déjà concernés. 

Cette semaine, le Maroc a concrétisé son accord d’association avec Londres pour se préparer à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne qui met de facto fin au partenariat qui avait cours entre les deux pays, mais dans le cadre multilatéral. Depuis le début de l’année, c’est au moins le dixième accord que signe la Grande-Bretagne avec les pays du continent pour justement être prête à doper les échanges avec eux.

La liste des pays liés désormais à la Grande-Bretagne par un accord d’association s’allonge semaine après semaine et compte au total 13 partenariats déjà scellés. Londres entend rapidement affirmer sa nouvelle indépendance vis-à-vis de l’Union Européenne en se rapprochant de plus en plus des pays africains dont le potentiel est nettement plus important qu’avec le reste du monde. En effet, les échanges entre le Royaume-Uni et le continent africain ne représentent que 3% de leur commerce extérieur respectif, d’où la possibilité de passer à un niveau nettement plus important en un peu de temps.


Ainsi, en 2020, en prélude au Brexit, ce ne sont pas moins de 10 accords bilatéraux qui ont été signés par les pays du continent avec Londres. C’est le résultat de la grande offensive que mène depuis deux ans, le ministre britannique pour l’Afrique, James Duddridge, qui multiplie les déplacements sur le continent. Pendant ce temps, son ministère ne cesse de recruter des spécialistes de l’Afrique.

L’objectif est clairement d’augmenter les échanges annuels qui sont de l’ordre de 40 milliards de livres sterling et qui ne concernent que quelques produits de part et d’autre. C’est nettement moins que la part relative de leurs échanges respectifs dans les décennies 1960 à 2000. Mais le sommet Grande-Bretagne-Afrique de janvier 2020 semble marquer un véritable tournant pour inverser la tendance.

C’est en tout cas ce que pensait Alex Vines, directeur du programme Afrique du cercle de réflexion Chatham House. Il disait alors que « La réalité, c’est que ces dernières années, on assiste à un déclin du commerce britannique avec l’Afrique. Et le sommet ‘UK-Africa Investment’ en début d’année pourrait marquer un nouveau départ. Le signe que le Royaume-Uni veut améliorer son partenariat avec le continent africain. »

Pour réussir ce pari, la City de Londres sera sans mise à profit, puisque l’ensemble des pays qui souhaitent émettre des eurobonds s’y donnent rendez-vous aux investisseurs, alors que de plus en plus d’entreprises africaines souhaitent y coter leurs actions ou titres de créances. Elles sont, pour l’heure, une centaines de sociétés du continent qui ont d’ailleurs déjà faanchi le pas et d’autres pourraient les suivre pour financer leur croissance

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