Le Royaume-Uni vient d’instituer un nouveau cadre régissant les échanges commerciaux avec une soixantaine de pays parmi lesquels figurent 37 Etats africains. Ce traité remplace les accords qui étaient en vigueur avant le Brexit. Ce texte supprime ou réduit les droits de douane et simplifie des règles commerciales.
Le gouvernement britannique a annoncé lundi 19 juin, le lancement d’un régime de préférences commerciales avec 65 pays en développement, dont 37 en Afrique. Baptisé «Système d’échanges commerciaux avec les pays en développement» (Developing Countries Trading Scheme), ce traité remplace les accords similaires bilatéraux qui étaient en vigueur avant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ce nouveau régime permet la suppression ou la réduction des droits de douane sur les importations des 65 pays concernés ainsi que la simplification des règles commerciales. Ce traité couvre au total une population de 3,3 milliards de personnes, dont plus de la moitié se trouve en Afrique», a précisé le gouvernement britannique dans un communiqué.
Selon le ministre britannique du Commerce international, Nigel Huddleston, ce nouveau régime permettra aux entreprises britanniques d’économiser plus de 770 millions de livres (près de 983 millions de dollars) par an, grâce à la réduction ou à la suppression des droits de douane sur plus de 9 milliards de livres d’importations telles que le textile-habillement, les denrées alimentaires et les jouets pour enfants. «Ce texte montre comment nous pouvons utiliser le commerce pour favoriser le développement. Il profitera aux commerçants du monde entier, notamment aux petites entreprises et aux entreprises détenues par des femmes», a renchéri le ministre d’Etat britannique en charge du Commonwealth et du développement de l’Afrique, Andrew Mitchell lors d’une table ronde organisée hier à Addis-Abeba pour lancer cet accord multilatéral.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)









